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Haplogroupe H (ADNmt)

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Distribution géographique

L'haplogroupe H est la lignée maternelle la plus courante et la plus diversifiée en Europe, dans la plupart du Proche-Orient et dans la région du Caucase. Les Samis de Laponie sont la seule ethnie en Europe à posséder un faible pourcentage d'haplogroupe H, variant entre 0 % et 7 %. La fréquence de l'haplogroupe H en Europe varie généralement entre 40 et 50 %. Les fréquences les plus basses sont observées à Chypre (31 %), en Finlande (36 %), en Islande (38 %) ainsi qu'en Ukraine, en Biélorussie, en Roumanie et en Hongrie (39 %). Les seules régions où H est supérieure à 50 % de la population sont les Asturies (54 %) et la Galice (58 %) dans le nord de l'Espagne ainsi qu'au pays de Galles (60 %).

Haplogroupe H possède environ 90 sous-clades basales identifiés à ce jour, plus dont eux-mêmes subdivisés en autres sous-clades. Les plus courantes sous-clades sont H1, H2, H3, H4, H5, H6, H7, H10, H11, H13, H14 et H20. La séquence de référence Cambridge (CRS), la séquence mitochondriale humaine à laquelle toutes les autres séquences sont comparées, appartient à l'haplogroupe H2a2a.

H1 & H3

L'haplogroupe H1 est de loin la sous-clade la plus répandue en Europe, représentant environ la moitié des lignées H en Europe occidentale. Roostalu et coll. (2006) estiment que H1 est apparu il y a environ 22.500 ans. H1 est divisé en 65 sous-clades basales. La plus grande, H1c, possède plus de 20 sous-clades basales à elle seule, la plupart ayant des ramifications profondes. H1 se trouve dans toute l'Europe, en Afrique du Nord, au Levant, en Anatolie, dans le Caucase ainsi qu'en Asie centrale et en Sibérie. Les fréquences les plus élevées de H1 sont observées dans la péninsule ibérique, le Sud-Ouest de la France et en Sardaigne. H3 a une distribution très similaire à H1, mais plus limitée à l'Europe et au Maghreb, et est généralement deux à trois fois moins fréquent que H1.

Distribution des haplogroupes ADNmt H1 & H3 en Europe, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient

Distribution des haplogroupes ADNmt H1 & H3 en Europe, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient

H5

L'haplogroupe H5 se retrouve partout en Eurasie occidentale et en Afrique du Nord, mais a un point de gravité plus central en Europe. Ses fréquences les plus élevées sont observées au Pays de Galles (8,5 %), en Slovénie (8 %), en Lettonie (7 %), en Belgique (7 %), en Roumanie (6 %), en Bosnie-Herzégovine (5,5 %), en Russie (5 %), en Allemagne (5 %), en Slovaquie (5 %), en Suisse (4,5 %) et en Pologne (4,5 %).

Distribution des haplogroupes ADNmt H5 en Europe, Afrique du Nord et au Moyen-Orient

Distribution des haplogroupes ADNmt H5 en Europe, Afrique du Nord et au Moyen-Orient

Origines & Historire

La mutation déterminant l'haplogroupe H a eu lieu il y a au moins 25.000 ans et peut-être même plus près de 30.000 ans. Son lieu d'origine reste inconnu à ce jour, mais est probablement quelque part dans le nord-est de la Méditerranée (Balkans, Anatolie ou Levant), ou peut-être même en Italie.

La recolonisation post-LGM de l'Europe

Au cours du Dernier Maximum glaciaire (abrégé LGM en anglais, qui dura d'il y a environ 26.500 à 19.000 ans), les populations humaines en Europe ont été principalement confinées aux refuges dans le sud de la France, dans la péninsule ibérique, en Italie, dans les Balkans et dans la Steppe pontique. Lorsque le climat a commencé à se réchauffer et les calottes glaciaires ont progressivement reculé, les humains ont recolonisé l'Europe à partir de ces refuges. Seulement quelques séquences d'ADNmt préhistoriques de cette période ont été testées à ce jour. Il semblerait que les populations d'Europe centrale et orientale appartenaient principalement à l'haplogroupe U (U2, U5, U8), tandis que les quelques échantillons d'Espagne, du Portugal et d'Italie datant de 18.000 à 10.500 ans pourraient avoir appartenu à l'haplogroupe H et peut-être même H1 ou H3 (bien que les résultats partiels ne peuvent le confirmer avec certitude). Les distributions modernes de H1 et H3 supportent une recolonisation tardiglaciaire de l'Europe occidentale et centrale depuis le refuge de Franco-Cantabrique.

D'aucuns ont fait valoir que H1 et H3 ne sont arrivés en Europe avec les agriculteurs néolithiques du Proche-Orient. La plus ancienne preuve irréfutable de la présence de H1 et H3 en Europe provient du site de 5.000 ans de Treilles en Languedoc, en France. 17 séquences d'ADN mitochondrial ont été extraites de ce site de la Culture de la céramique cardiale, dont trois appartenant à l'haplogroupe H1 et trois à H3. Les hommes appartenaient à l'haplogroupe Y-ADN G2a originaire du Proche Orient, et à l'haplogroupe mésolithique européen I2a. Il faut noter cependant que les hommes I2a appartenaient exclusivement à H1 et H3, une preuve convincante, quoique non concluante, que H1 et H3 étaient en fait des lignées ayant appartenu à des chasseurs-cueilleurs mésolithique d'Europe sud-ouest.

H11 se trouve dans la plupart des pays d''Europe centrale, orientale et nordique, mais aussi en Asie centrale, où elle aurait pu être propagée par les migrations indo-européennes (voir ci-dessous). H11a a été identifié chez un individu chasseur-cueilleur mésolithique de la culture Narva en Lituanie par Mittnik et al. (2017).

D'autres sous-clades de H se trouvaient aussi probablement parmi les populations d'Europe mésolithique ou même du Paléolithique supérieur, d'après leur présence exclusive en Europe aujourd'hui. Cela pourrait être le cas des haplogroupes H4, H10, H17, H45, ainsi que plusieurs sous-clades mineures pour lesquelles trop peu de données sont disponibles pour le moment, mais qui semblent être exclusivement européennes. H4 était présent en Espagne néolithique et se retrouve aujourd'hui chez les Basques et les Sardes, deux populations ayant un pourcentage élevé d’ADN mésolithique et néolithique européen. Cependant H4 n'a jamais été trouvé parmi les premiers agriculteurs néolithiques du Proche Orient ou du sud-est de l'Europe. H10 a une présence plus forte en Europe centrale et orientale et se serait propagé de la région du Nord de la mer Noire, plutôt que du Sud-Ouest de l'Europe, après le dernier maximum glaciaire.

La diffusion néolithique de l'agriculture

Le développement du mode de vie néolithique dans le Croissant Fertile s'apprêtait à apporter une vague d'immigrants du Proche-Orient qui allait changer radicalement le paysage génétique de l'Europe. Les chèvres et les moutons ont été les premiers animaux domestiqués, dans les montagnes du Taurus et du Zagros il y a 11.000 ans. La domestication des céréales sauvages aurait pu avoir lieu il y a aussi longtemps que 23.000 ans dans le sud du Levant, bien que la véritable culture du blé et de l'orge n'ait pas commencé avant 11.500 ans d'ici. Les premières poteries produites dans le Croissant Fertile sont apparues vers 6500 avant notre ère. C'est à cette période que les premiers agriculteurs ont commencé leur expansion vers l'ouest de l'Anatolie et la Grèce. Ces agriculteurs néolithiques appartenaient à l'haplogroupe H5, ainsi que J1c, K1a, N1a, T2 et X2, qui ont tous été trouvées parmi les échantillons néolithiques d'Europe et d'Anatolie, et se trouvent également dans tout le Moyen-Orient aujourd'hui.

Une autre expansion néolithique a débuté dans les Balkans, commençant en Thessalie vers 6500 avant notre ère et se propageant dans un premier temps (6300-5800 avant notre ère) à l'Albanie, la Macédoine, la Bulgarie et la Serbie modernes. Il est probable que ce néolithique thessalien a été mené non seulement par des immigrants du Proche-Orient (Haplogroupes paternelles G2a et à un degré inférieur C1a2, H2 et T1a), mais aussi de plus en plus par des chasseurs-cueilleurs assimilés en Europe du sud-est (Y-haplogroupes E-M78, I*, I1, I2a1, I2a2, I2c). De 5500 à 4500 avant notre ère, la culture rubanée (LBK) s'est étendue le long du Danube, du Nord de la Serbie vers l'Allemagne et jusqu'aux Pays-Bas et en Pologne. Ces agriculteurs pourraient également avoir pris des épouses parmi les tribus voisines de chasseurs-cueilleurs, comme le suggère le faible pourcentage de mélange européen mésolithique chez un individu de la culture LBK datant d'il y a 7.500 ans.

Beaucoup de réponses à ces questions sont venues de plusieurs études d'ADN préhistorique en 2015. Mathieson et coll. (2015) ont testé les génomes des 26 premiers agriculteurs néolithiques (6500-6200 avant notre ère) du Nord-Ouest de l'Anatolie, mais y ont seulement trouvés deux membres de l'haplogroupe H, tous deux appartenant à la lignée H5 - représentant à peine 7,5 % de toutes les lignées. L'haplogroupe H s'est montré tout aussi rare parmi les plus vieux échantillons néolithiques de l'Europe du sud-est. Hofmanová et coll. (2015) ont testé cinq agriculteurs néolithiques de plus datant de la même époque, deux sur le même site en Turquie et trois grecs, mais aucun n'appartenaient à H. Szécsényi-Nagy et coll. (2015) ont séquencée 44 profils d'ADN mitochondriales de la culture de Starcevo en Hongrie et en Croatie et seulement trois appartenait à H (un H5 et deux sous-clades indéfinies). En d'autres termes, les premiers agriculteurs européens ne possédaient que environ 7 % d'haplogroupe H, contre 40 à 50 % dans l'Europe d'aujourd'hui. A l'heure actuelle, il semble que seulement H5 soit indubitablement arrivé avec les premiers agriculteurs du Croissant Fertile. Les plus vieux échantillons de H2, H7 et H20 dans toute l'Europe datent du milieu ou de la fin du Néolithique et auraient pu provenir d'une nouvelle vague de colons du Moyen Orient, ou bien représentent des lignées descendues des habitants mésolithiques d'Europe méridionale.

Une centaine d'échantillons ADNmt néolithique d'Europe centrale, occidentale et du Nord ont été testés à ce jour. En plus de l'omniprésent H5, ceux-ci comprennaient aussi H1, H2, H3, H7, H10, H11a, H16, H20 et H89. Il est probable que la plupart d'entre eux provenait de populations européennes mésolithiques assimilées. Les haplogroupes H1, H10 et H11a en particulier sont beaucoup plus fréquents en Europe occidentale (Espagne Portugal, France), où les lignées paternelles montrent aussi une beaucoup une plus grande proportion de lignées autochtones mésolithique (I2a1 et I2a2). Bien qu'on ne puisse pas exclure que des sous-clades comme H7 ou H20, qui sont plus fréquentes au Moyen-Orient qu'en Europe de nos jours, soient également venues avec les agriculteurs du Proche-Orient, la majorité des sous-clades de H est probablement originaire d'Europe méridionale, ou dans certains cas de la Steppe pontique et de la région du Caucase (H2a1, H4, H6, H8, H13, H15).

H7 faisait probablement partie de la migration néolithique des Carpates en Ukraine qui a donné naissance à la culture du Dniepr-Donets, accompagnée peut-être des haplogroupes K1c, K2b, T1a1a, T2a1b1 et T2b et des Y-haplogroupes G2a3b1 et J2b2. Toutes ces lignées auraient par la suite été absorbées par les premiers locuteurs des langues indo-européennes (Y-haplogroupes R1a et R1b) de la culture Yamna durant l'âge du Bronze. Néanmoins, H7 aurait pu être originaire du sud-est de l'Europe et juste être parmi les premières lignées maternelles à être « néolithicisée » par la vague des migrants du Proche-Orient.

Jones et coll. (2015) ont signalé la présence de H13c en Géorgie mésolithique (c. 9650 avant notre ère), indiquant que H13 a ses racines dans le Caucase. En effet, H13 est aujourd'hui une des sous-clades de H les plus courantes dans le Caucase (13 % en Géorgie, 15 % au Daghestan), mais aussi en Sardaigne (9 %), deux régions présentant des niveaux élevés de Y-chromosome y G2a, J1 et J2a. H13 est également relativement fréquente (2 à 8 %) entre le Levant et la péninsule ibérique, mais rare en Europe du Nord. H13 pourrait avoir été une lignée des éleveurs de chèvres vivant dans l'environnement montagneux d'Anatolie orientale et du Caucase, puis répartis à travers les paysages tout aussi montagneuses de la Méditerranée, de la Grèce à l'Italie, puis à Iberia.

Europe néolithique & chalcolithique

Les lignages H1 et H3 auraient été certains des mt-haplogroupes plus répandues parmi les cultures mégalithiques d'Europe occidentale, qui s'étendaient sur l'ensemble des périodes néolithique et chalcolithique, à partir du 5e millénaire avant notre ère jusqu'à l'arrivée des Proto-Celtes (Y-ADN R1b) de 2200 avant notre ère à 1800 avant notre ère (ou jusqu'à 1200 avant notre ère, dans certaines parties d'Ibérie). Les peuples mégalithiques auraient appartenu essentiellement à Y-haplogroupes I2, G2a et E1b1b, avec la possibilité d'ajouter des lignées J2 durant le chalcolithique. Dès l'âge de Bronze, les lignées mâles R1b ont remplacé un grand pourcentage d'haplogroupes paternels mégalithiques, mais les lignées maternelles mégalithiques survécurent de manière presque inchangée. La culture celtique est née de la fusion des lignées paternelles indo-européenne (R1b) et des lignées maternelles natives d'Europe centrale et occidentale (y compris les H1, H3, H10, J1c, K1a, T2, U5 et X2).

La présence de H1 a été confirmée dans les squelettes du néolithique tardif de la culture des vases à entonnoir en Scandinavie, qui peut également être classé comme une culture mégalithique.

Les invasions indo-européennes pendant l'âge du Bronze

L'âge du Bronze apporta une nouvelle vague d'immigrants venant de l'est qui eut un impact énorme sur le réservoir génétique et l'identité culturelle de l'Europe : le peuple indo-européen. Originaire de la Steppe pontique, au nord de la mer Noire et du Caucase, les locuteurs des langues proto-indo-européennes furent les premières personnes à utiliser la technologie du bronze à des fins militaires, à partir de 3700 avant notre ère. Ils furent aussi les premiers à domestiquer les chevaux, qu'ils montaient probablement pour gérer leurs troupeaux de vaches dans les vastes steppes. Vivant déjà une existence (semi-)nomadique d'éleveurs depuis le Néolithique (=> voir histoire de R1b), l'équitation et travail de bronze ont fourni aux Proto-Indo-Européens des steppes les moyens d'envahir et de conquérir pratiquement n'importe quelle partie du monde. Ils commencèrent avec l'Europe, envahissant les Carpates et les Balkans à maintes reprises entre 4200 et 2800 avant notre ère, avant de finalement quitter les steppes presque complètement et se déplaçant davantage vers l'ouest, en traversant l'Europe jusqu'à la côte Atlantique. La branche nord des Proto-Indo-Européens, associée avec le développement des langues balto-slaviques et indo-iraniennes (=> voir histoire de R1a), envahirent la Pologne, l'Allemagne et la Scandinavie à l'ouest de 2900 à 2400 avant notre ère, puis la Sibérie et l'Asie centrale à l'est, de 2500 à 1800 avant notre ère.

On sait maintenant que les Proto-Indo-Européens de la Steppe pontique possédaient des lignées maternelles tout à fait différentes de celle des populations européennes des époques Mésolithique et Néolithique. Quelques sous-clades de H liées aux populations R1a du nord-est de l'Europe auraient évidemment été présentes également parmi les tribus mésolithiques d'Europe de l'Est, comme H1b, H1c et H11. D'autres auraient pu provenir du Caucase du Nord, comme H2a1, ou de l'avance des agriculteurs néolithiques des Balkans vers l'Europe du nord-est, comme H7. D'autres encore seraient venues de l'Anatolie quand les éleveurs de bétail de R1b franchirent le Caucase, attirés par les vastes pâturages de la Steppe pontique. Parmi ceux-ci se seraient trouvés H5a, H8 et H15.

Les haplogroupes H2b, H6a1b, H13a1a1a et de nombreux autres sous-clades de H indéterminées (y compris de nombreux probables H1 et H5) ont été trouvées parmi les échantillons d'ADN mitochondrial de la culture Yamna, qui occupait la Steppe pontique durant l'âge du Bronze. Des échantillons appartenant à H1ca1, H2a1, H4a1, H5a1, H6a1a et H10e ont été trouvés dans les vestiges de la culture de la céramique à cordon, qui est associé à l'expansion de l'haplogroupe R1a des steppes jusqu'en Europe centrale et en Scandinavie. L'ADN préhistorique de la culture des catacombes, fortement associée avec Y-haplogroupe R1a, a donné des échantillons appartenant à H1, H2a1 et H6. La culture d'Unétice, qui semble marquer l'arrivée de R1b en Europe centrale (mais qui se chevauchent avec l'expansion de R1a précédente), a révélé des individus appartenant à H2a1a3, H3, H4a1a1a2, H7h, H11a et H82a.

H6, absent d'Europe avant l'âge de Bronze, a une distribution tellement large à travers le continent aujourd'hui qu'il a probablement été répandu par les branches R1a et R1b des Indo-Européens. En effet, H6 a été trouvé dans les squelettes de la plupart des cultures indo-européennes de l’âge du Bronze, y compris les cultures de Yamna (H6a1b), de la céramique à cordon< (H6a1a), d'Unétice (H6a1b, H6a1b3), de Poltavka (H6a2), d'Okunevo (H6a1b), de Srubnaya (H6a1a) et d'Andronovo (H6). En fait, H6 est la seule sous-clade de H à avoir été idenifiée jusqu'à présent dans la culture d'Andronovo en Asie centrale.

Sous-clades moyen-orientales

Certaines sous-clades de H sont rares en Europe et géographiquement limitées surtout au Moyen Orient. Celles-ci comprennent notamment H14 et H18.

Sous-clades

Notez que seulement les sous-clades les plus courantes sont énumérées ci-dessous pour des raisons de lisibilité. Les clades profondes ont été également éliminées. Vous pouvez trouver l'arbre complet sur PhyloTree.org.

  • H1 : trouvé en Europe, en Afrique du Nord, le Proche-Orient, l'Asie centrale et Asie du Nord / trouvé pendant le Néolithique au Portugal, en Espagne, en France, en Allemagne et en Pologne
    • H1a
    • H1b : trouvé surtout en Europe de l'est, en Asie centrale et en Asie du Nord
    • H1c : trouvé surtout en Europe de l'est, en Asie centrale et en Asie du Nord
    • H1e : trouvé dans toute l'Europe, y compris parmi les Basques et en Iran (Qashqai)
    • H1f : trouve surtout en Finlande
    • H1g : trouvé surtout dans les pays germaniques
    • H1h : trouvé en Finlande, la Grande-Bretagne et l'Europe centrale
    • H1i : trouvé en Irlande et en Écosse
    • H1j : trouvé principalement en Europe de l'Ouest, y compris parmi les Basques
    • H1n : trouvé notamment dans les pays germaniques et en Finlande
    • H1t : trouvé parmi les Basques
    • H1v : trouvé dans la péninsule ibérique
    • H1ae
    • H1ag
    • H1as
    • H1at
    • H1au
    • H1av : trouvée en Grande-Bretagne et parmi les Basques
    • H1be
    • H1bt
    • H1bv
  • H2 : trouvé dans toute l'Europe et dans le Caucase
    • H2a
      • H2a1 : trouvé principalement en Europe orientale, le Caucase du Nord et l'Asie centrale. Diffusion des Indo-Européens (R1a).
      • H2a2
        • H2a2a : trouvé dans toute l'Europe
        • H2a2b
      • H2a3 : trouvé au Kenya (El Molo)
        • H2a3a
        • H2a3b
      • H2a4
      • H2a5 : trouvée en Norvège, Irlande, Slovaquie et parmi les Basques
        • H2a5a : trouvé dans toute l'Europe
        • H2a5b
    • H2b
    • H2c
  • H3 : trouvé dans toute l'Europe et le Maghreb / trouvé pendant le Néolithique au Portugal, en Espagne, en France et en Allemagne
    • H3a : trouvé dans le nord-ouest de l'Europe
    • H3b : trouvées dans les îles britanniques et la Catalogne
    • H3c : trouvé en Europe occidentale, y compris parmi les Basques
    • H3e
    • H3g : trouvé dans le nord-ouest de l'Europe
    • H3h : trouvé dans toute l'Europe du Nord
    • H3i : trouvés en Irlande et en Écosse
    • H3j : trouvé en Italie
    • H3k : trouvée dans les îles britanniques et le nord de l'Espagne
    • H3q
    • H3r
    • H3u
    • H3v : trouvé surtout dans les pays germaniques
    • H3X
    • H3z : trouvé en Europe atlantique
    • H3ao
    • H3au
  • H4 : trouvé surtout en Europe centrale et occidentale, mais aussi le Proche-Orient et Caucase
    • H4a
    • H4b
    • H4c
  • H5 : trouvés dans tout le Proche-Orient et l'Europe / trouvé dans reque toutes les cultures néolithiques en Anatolie et en Europe
    • H5a
      • H5a1 : trouvé dans la plupart de l'Europe et de la Sibérie
      • H5a2 : trouvé principalement en Europe de l'est
      • H5a3 : trouvé en Italie et de la Sibérie
      • H5a4
      • H5a5 : trouvé en Grèce
      • H5a6
      • H5a7 : trouvé en Europe centrale
    • H5b
      • H5b1 : trouvé dans le nord-ouest de l'Europe
      • H5b2 : trouvé dans le nord-ouest de l'Europe
      • H5b3
      • H5b4
    • H5c
    • H5e
    • H5p : trouvé en Grande-Bretagne
  • H6 : trouvé dans toute l'Europe, le Proche-Orient et l'Asie centrale
    • H6a
      • H6a1
      • H6a2
    • H6b
    • H6c
  • H7 : trouvé principalement dans le Proche-Orient, le Caucase, en Iran, en Asie centrale et les pays balto-slaviques
    • H7a
    • H7b
    • H7c
    • H7d
  • H8
    • H8a : trouvé dans le Caucase (Arménie), la Syrie, l'Anatolie et la Grèce
      • H8b
        • H8c : trouvé en Europe centrale et occidentale, Europe, Asie centrale et l'Altaï
  • H9
  • H10 : trouvé dans toute l'Europe / trouvé en Allemagne et au Portugal pendant la période néolithique
    • H10a
    • H10b
    • H10c
    • H10d
    • H10e
    • H10f
    • H10g
    • H10h
  • H11 : trouvé principalement en Europe centrale et orientale et en Asie centrale / Trouvé en Lituanie mésolithique, en Allemagne néolithique et en Espagne mégalithique.
    • H11a
    • H11b
  • H12
  • H13 : trouvé principalement autour du Caucase, Iran, Anatolie et la Sardaigne, mais aussi à travers le long des côtes méditerranéennes de l'Europe
    • H13a
      • H13a1
      • H13a2
    • H13b
    • H13c
  • H14 : rencontre surtout dans le Proche-Orient et Caucase
    • H14a
    • H14b : trouvé en Iran
  • H15 : trouvé en Ecosse, Allemagne, Pologne, Autriche, Italie du Nord, l'Asie centrale (Turkménistan), Iran et Inde du Nord. Probable origine indo-européenne (R1b).
    • H15a
    • H15b
  • H16 : trouvé principalement dans les pays germaniques / trouvé dans la culture néolithique de Rössen en Allemagne
    • H16a
    • H16b
  • H17 : trouvé dans le nord de l'Europe
    • H17a
    • H17b
    • H17c
  • H18 : trouvé au Portugal, en France, en Angleterre, en Allemagne, en Norvège, eb Italie, en Turquie et dans la péninsule arabique
  • H19 : trouvé dans le Caucase
  • H20 : trouvé en Angleterre, Hongrie, Italie, autour du Proche-Orient et du Caucase / trouvé en Catalogne néolithique
  • H21 : trouvé dans le Caucase
  • H23 : trouvée dans les îles britanniques, en Scandinavie, aux Pays-Bas, en Allemagne, en République tchèque, en Pologne et en Russie / dans la culutre néolithique LBK en Allemagne
  • H24 : trouvé en Grande-Bretagne, Irlande, Espagne, Allemagne, République tchèque, Pologne, Danemark et Finlande / trouvé dans la culture des vases à entonnoir en Suède
  • H25 : trouvé en Allemagne de l’est
  • H26 : trouvé en Autriche
    • H26a : trouvé en Irlande, Scandinavie, Allemagne, République tchèque, Croatie et Serbie
    • H26b : trouvé en Turquie / dans la culture néolithique LBKT en Hongrie
    • H26c : trouvé en Allemagne, Roumanie et Russie (Carélie)
  • H27 : trouvé en Europe centrale et du sud, mais aussi en Asie centrale (Turkménistan)
    • H27a : trouvé en Irlande du Nord, Allemagne, Suède, Finlande et dans le nord de la Russie
    • H27b
    • H27c : trouvé en Ecosse
    • H27d
  • H28 : trouvé en Turquie
    • H28a : trouve surtout en Finlande, mais aussi en Ukraine, Lituanie, Suède, Allemagne et France
  • H29 : trouvé en Angleterre, Allemagne, Italie centrale, Syrie (Druzes) et Iran
  • H30 : trouvé en Italie, Europe centrale, Norvège et dans les îles britanniques / trouvé dans la culutre néolithique LBK en Allemagne
  • H31 : trouvé en particulier en Scandinavie et en Ecosse, mais aussi en Angleterre, de Pologne et d’Italie
  • H33 : trouvé en Angleterre, Allemagne, Italie, Grèce et au Liban
  • H34 : trouvé en Angleterre et en Allemagne
  • H35 : trouvé en Angleterre et en Slovénie
  • H36 : trouvé en Finlande
  • H39 : trouvé en Irlande, en Grande-Bretagne et en Norvège / dans la culutre néolithique de Sopot en Hongrie
  • H40 ; trouvé au Portugal, en Allemagne et en Pologne
  • H41 : trouvé en Grande Bretagne, dans le nord de la France, en Allemagne, en Suède, en Pologne et en Roumanie
  • H42
  • H44 : trouvé en Irlande, en Angleterre, dans le nord de la France, en Ukraine et en Bulgarie
  • H45
    • H45a : trouvé principalement en Finlande
    • H45b : trouvé en Irlande
  • H46 : trouvé en Irlande et en Allemagne / dans la culutre néolithique LBK en Allemagne
  • H47 : trouvé en Grande-Bretagne, en Irlande, en République tchèque, en Italie, en Roumanie, en Ukraine, en Russie et en Arménie.
  • H48 : trouvé en Irlande, Angleterre, en France, en Allemagne, au Danemark, aux Pays-Bas, en Pologne et en Croatie
  • H49 : trouve essentiellement dans les pays germaniques, mais aussi dans le centre de l'Italie, en République tchèque, en Pologne (Silésie), en Russie (Samara) et en Azerbaïdjan
  • H51
  • H52 : trouvé en Grande-Bretagne et en Russie (Carélie)
  • H53 : trouvé en Pologne
  • H53 : trouvé en Irlande, en Allemagne et au Bélarus
  • H55 : trouvé en Allemagne, France et Italie
  • H56 : trouvé en Grande-Bretagne, Allemagne, Hongrie, Roumanie et Ukraine
  • H58 : trouvé en Angleterre, Norvège, Lituanie, Russie et Italie
  • H59 : trouvé en Grande-Bretagne et en Irlande
  • H60 : trouvé en Allemagne
  • H61 : trouvé en Hongrie
  • H63 : trouvé en Suède et en Allemagne
  • H64 : trouvé en Norvège
  • H65
  • H66 : trouvé en Angleterre
  • H67 : trouvé en Ecosse
  • H71 : trouvé en Suède et en France
  • H72 : trouvé en Russie
  • H73 : trouvé au Danemark et en Allemagne
  • H76 : trouvé en République tchèque
  • H77 : trouvé en France
  • H76 : trouvé en Irlande, Angleterre, République tchèque et Tunisie
  • H80 : trouvé en Angleterre
  • H81
  • H82 : trouvé en Norvège, Allemagne et Pologne
  • H83 : trouvé en Angleterre et en Allemagne
  • H84 : trouvé en Italie (Sicile)
  • H87 : trouvé en Angleterre
  • H89 : trouvé dans la culture néolithique de Rössen en Allemagne
  • H95a : trouvé en Suède et dans le nord-es de l'Italiet

Conditions médicales associées à l'haplogroupe H

Ruiz-Pesini et coll. (2000) ont signalé que des hommes appartenant à l'haplogroupe H ont un risque plus faible d'asthénozoospermie (diminution de la motilité).

Une étude par Baudouin et coll. (2005) a révélé que les membres de l'haplogroupe H avaient des chances accrues de survivre à une septicémie sévère à 180 jours par rapport aux individus d'autres haplogroupes.

Selon Coskun et coll. (2004), les mutations qui suppriment la transcription mitochondriale et la réplication au sein de l'haplogroupe H les exposerait à un risque accru de développer la maladie d'Alzheimer par rapport aux autres principaux haplogroupes européens. Cependant, ce risque est atténué dans certaines sous-clades. Le risque le plus élevé se trouve dans la mutation déterminante de l'haplogroupe H5a (T4336C), qui a été associée à l'apparition tardive d'Alzheimer par Santoro et coll. (2005). En revanche, l'haplogroupes H6a1a et H6a1b offrent une protection contre Alzheimer d'après Ridge et coll. (2012)

Hendrickson et coll. (2008) ont étudié le rôle joué par la fonction mitochondriale dans la progression du sida chez les personnes infectés par le VIH-1. Ils ont constaté que la progression du sida était plus lente pour les membres des haplogroupes H3, I, K, U, W et X. L'étude de suivi a déterminé que l'haplogroupe H était fortement associée à une lipoatrophie accrue suite à un traitement antirétroviral.

Martínez-Redondo et coll. (2010) ont découvert que l'haplogroupe H était associée à une consommation maximale d'oxygène (VO2 max) supérieure par rapport aux autres haplogroupes. Cela impliquerait que les membres de l'haplogroupe H ont une plus grande endurance physique durant un exercice prolongé.

La mutation courante C150T est présente à une fréquence remarquablement élevée chez les centenaires chinois et italiens et pourrait être avantageuse pour la longévité et la résistance au stress selon Chen et coll. (2012). C150T définit les haplogroupes H1e1a6, H1o, H1as1, H1av1 et H6a1a7, mais on la trouve aussi parmi d'autres sous-clades.

Le polymorphisme T16189C, définissant les haplogroupes H1a6, H1b, H1f, H1g, H1j9, H1k, H1y, H1z, H1aa, H1ab, H1ac, H1ad, H1ap1, H1cc, H1c3b, H2a2a1g, H3av et H96, abaisse le taux de réplication de l'ADN mitochondrial et, par conséquent, le nombre de copies d'ADNmt, réduisant l'efficacité métabolique. Elle est liée à la minceur maternellement héritée ( Parker 2005), la minceur à la naissance ( Soini 2012), à un indice de masse corporelle accru ( Liou 2007), et à une augmentation de la fréquence du diabète de type 2 au Royaume-Uni ( Poulton 2002) et en Asie ( Weng 2005 et parc 2008).

Individus célèbres

Marie-Thérèse de Habsbourg

Divers descendants matrilinéaires de l'impératrice Marie-Thérèse ont été testés et confirmés à appartenir au même haplogroupe H (avec les mutations 152C, 194T et 263G, ce qui correspond à la sous-clade H3s). L'ancêtre matrilinéaire commun le plus récent de cette lignée est Princesse Christine Louise d'Oettingen-Oettingen (1671-1747), dont les descendants matrilinéaires comprennent également l'empereur Léopold II, l'empereur Joseph II, l'empereur Ferdinand I, le roi Frédéric-Guillaume II de Prusse, le Tsar Pierre II de Russie, la reine Marie-Antoinette, le roi Guillaume I des Pays-Bas, le roi Victor-Emmanuel II d'Italie et le roi Léopold II de Belgique.

Matrilineal descendants of Princess Christine Louise of Oettingen-Oettingen, all belonging to mtDNA haplogroup H - © Eupedia.com

Gill et coll. (1994) ont testé l'ADN mitochondrial présumé de la Tsarine Alexandra Fyodorovna de Russie et l'ont comparé à celle du Prince Philip, duc d'Édimbourg. Les deux étant des descendants matrilinéaires de la Reine Victoria, ils partageaient le même Haplogroupe H. Leur lignée remonte à Anne de Bohême et de Hongrie (1503-1546), dont les descendants lignée maternelle comprennent un grand nombre d'aristocrates européens, y compris (chronologiquement) l'empereur Maximilien II, Marie de Médicis, l'empereur Ferdinand II, Ladislas IV Vasa, Louis XIII de France, Philippe IV d'Espagne, Charles II d'Angleterre, Jacques II d'Angleterre, l'empereur Leopold I, Guillaume III d'Angleterre, Louis XV de France, Ferdinand VI d'Espagne, Léopold Ier de Belgique, Pedro V de Portugal, Louis I de Portugal, l'empereur Guillaume II d'Allemagne, Ferdinand Ier de Roumanie, Georges II de Grèce, Alexandre de Grèce, Paul de Grèce et Charles XVI Gustave de Suède.

Matrilineal descendants of Anne of Bohemia & Hungary, all belonging to mtDNA haplogroup H - © Eupedia.com

Lucotte et coll. (2010) ont récupéré l'ADN de Napoléon Bonaparte à partir de follicules de poil de barbe et l'ont comparé à celui de sa mère, Letizia et de sa plus jeune sœur Caroline. Tous les trois partageaient la même mutation rare 16184T, ce qui les place au sein de l'haplogroupe H15a1b.

, Bogdanowicza et coll. (2009) ont testé l'ADN Y-chromosomal et l'ADN mitochondrial des restes exhumés de l'astronome prussien de la Renaissance Nicolas Copernic. Ils ont établi qu'il appartenait à l'haplogroupe H27 (défini par les mutations 16129A et G 16316).



Autres membres connus de l'haplogroupe H

  • Luc l'Evangéliste (H2a2b) : un des quatre évangélistes, dont la dépouille présumée gisant à Padoue a été testé par Vernesi et coll. (2001).
  • Sven II du Danemark (1019-1074) : roi de Danemark de 1047 à 1074.
  • Warren Buffett (sous-clade H4a) : un homme d'affaires, investisseur et philanthrope américain. Il est largement considéré comme l'investisseur ayant le mieux réussi au XXe siècle. Il a été classé par Forbes comme la personne la plus riche au monde en 2008 et est toujours resté dans le top 4 puisque le classement annuel a commencé en 2000.
  • Jimmy Buffett (sous-clade H3) : un chanteur, auteur, acteur et homme d'affaires américain. Il est connu pour ses chansons à succès telles que « Come Monday », « Cheeseburger in Paradise » et « Margaritaville ».
  • Susan Sarandon : une actrice américaine qui a gagné l'Oscar de la meilleure actrice pour sa performance dans le film Dead Man Walking en 1995.
  • Dr. Mehmet Oz (sous-clade H2a1) : un chirurgien cardiothoracique turco-américain, également auteur, personnalité médiatique et animateur TV du Dr. Oz Show.
  • Linda Avey (sous-clade H3) : une biologiste américainne et l'une des fondatrice de la société de génomique personnelle 23andMe et de Curious, Inc.

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