Eupedia
Eupedia Genetics


Eupedia Home> Génétique > Haplogroupes > Haplogroupe I2

Haplogroupe I2 (Y-ADN)

English version

Répartition géographique

L'haplogroupe I2 est le lignage paternel le plus courant dans l'ancienne Yougoslavie, la Roumanie, la Bulgarie et la Sardaigne et une lignée majeure dans la plupart des pays slaves. Les plus hauts pourcentages d'haplogroupe I2 sont observées en Bosnie (55 %, dont 71 % chez les Croates de Bosnie), en Sardaigne (39,5 %), en Croatie (38 %), en Serbie (33 %), au Monténégro (31 %), en Roumanie (28 %), en Moldavie (24 %), en Macédoine (24 %), en Slovénie (22 %), en Bulgarie (22 %), en Biélorussie (18,5 %), en Hongrie (18 %), en Slovaquie (17,5 %), en Ukraine (13,5 %) et en Albanie (13,5 %). On le retrouve à une fréquence de 5 à 10 % dans les pays germaniques.

Sous-clades de I2

L'arbre phylogénétique de I2 a beaucoup évolué au cours des 7 dernières années et le niveau supérieur des sous-clades a été renommé plus souvent que pour n'importe quel autre haplogroupe à l'exception de R1b. Pour éviter toute confusion, il est recommandé de vérifier la mutation (SNP) définissant chaque sous-clade, lors de comparaisons avec des études plus anciennes, ou lorsque vous faisez référence à une sous-clade spécifique.

Arbre phylogénétique de l'haplogroupe I2 (Y-ADN) - Eupedia
Arbre phylogénétique de l'haplogroupe I2a2 (Y-ADN) - Eupedia

Cliquez pour agrandir Phylogenetic tree of haplogroup I2-L801 (Y-DNA) - Eupedia
  • I2* (M438/P215/S31)
    • I2a (L460)
      • I2a1 (P37.2)
        • I2a1a (CTS595)
          • I2a1a1 (M26)
            • I2a1a1a (L672)
              • I2a1a1a1 (L160)
                • I2a1a1a1a (PF4088)
                  • I2a1a1a1a1 (CTS11338)
                    • I2a1a1a1a1a (Z105)
                      • I2a1a1a1a1a1 (Z118)
                        • I2a1a1a1a1a1a (Z106)
                    • I2a1a1a1a1b (PF4189)
                      • I2a1a1a1a1b1 (PF4398)
                • I2a1a1a1b (F1295)
                  • I2a1a1a1b1 (PF6950)
          • I2a1a2 (L880)
          • I2a1a3 (L1286)
        • I2a1b (M423)
          • I2a1b1 (M359.2/P41.2)
            • I2a1b1a (L147.5)
              • I2a1b1a1 (P41.2/M359.2)
          • I2a1b2 (L161.1/S185)
          • I2a1b3 (L621/S392)
            • I2a1b3a (L147.2)
        • I2a1c (L1286)
          • I2a1c1 (L1287)
            • I2a1c1a (L233/S183)
        • I2a1d (L880)
        • I2a1e (L1294)
          • I2a1e1 (L1295)
      • I2a2 (S33/M436/P214)
        • I2a2a (M223)
          • I2a2a1 (M284)
            • I2a2a1a (L1195)
              • I2a2a1a1 (L126/S165, L369)
              • I2a2a1a2 (L1193)
          • I2a2a2 (L701)
            • I2a2a2a (P78)
            • I2a2a2b (L699/L703)
              • I2a2a2b1 (P704)
          • I2a2a3 (Z161)
            • I2a2a3a (L801/S390/Z76)
              • I2a2a3a1 (P95)
              • I2a2a3a2 (Z78)
                • I2a2a3a2a (L1198)
            • I2a2a3b (L623)
          • I2a2a4 (L1229)
            • I2a2a4a (Z2054)
              • I2a2a4a1 (L812/S391)
            • I2a2a4b (L1230)
          • I2a2a5 (L1228)
        • I2a2b (L38/S154)
          • I2a2b1 (L533)
    • I2b (L416)
    • I2c (L596)

Origines & Histoire

I2 (S31/P215/M438) tirerait ses origines du Paléolithique tardif, à l'époque du Dernier Maximum Glaciaire, il y a environ 22.000 ans. Sa région d'origine n'est pas déterminée à l'heure actuelle. Cela aurait pu être un des refuges du Dernier Maximum Glaciaire ou quelque part en Anatolie ou autour du Caucase. Trois hypothèses sont donc possibles.

  1. Le premier scénario est que I2 est originaire d'Europe. Quand la calotte glaciaire a commencé à reculer vers le nord d'il y a 20.000 à 12.000 ans, les chasseurs-cueilleurs I2 se auraient alors re-coloniser la plupart de l'Europe occidentale, centrale et orientale à partir de leurs refuges. Dans cette hypothèse, I2 seraient associés, entre autres, aux haplogroupes mitochondriaux H1, H3, U5 et V.

  2. Dans le second scénario I2 serait originaire d'Asie occidentale (Anatolie), mais aurait également colonisé l'Europe lorsque les glaciers se retirèrent. Dans cette hypothèse I2 seraient pour la plupart associés aux haplogroupes mitochondriaux J et T.

  3. Dans le troisième et probablement moins vraissemblable scénario, I2 serait originaire du Proche-Orient, mais ne serait venu en Europe qu'au néolithique. Il semblerait y avoir eu plusieurs migrations indépendantes d'agriculteurs et d'éleveurs néolithiques venus du Proche-Orient vers l'Europe, qui apportèrent des lignées tels que G2a, E1b1b, J et T. Il n'est pas encore clair à l'heure actuelle si chaque groupe n'était composé que d'un ou peut-être deux haplogroupes, ou si la plupart des migrations comportait déjà un mélange de plusieurs haplogroupes. Dans cette hypothèse, I2 pourrait être associé avec les haplogroupes mitochondriaux N1a, R, HV, H (sous-clades diverses), J, K, T et X.

Dans les deux premiers cas I2 aurait été absorbés par les agriculteurs néolithiques dans le sud-est de l'Europe (M423), en Europe centrale (P214, L596) et en Méditerranée occidentale (M26). Le succès relatif des branches spécifiques de I2 semblent être liées à la diffusion de l'agriculture. La branche I2a1a (M26) du sud-ouest aurait été absorbée par les agriculteurs néolithiques de la culture de la céramique cardiale (5000-1500 avant notre ère), dont les descendants se trouvent surtout parmi les Sardes et les Basques modernes. La branche orientale I2a1b (M423) est probablement liée à la culture de Cucuteni-Trypillia (4800-3000 avant notre ère), qui était la culture néolithique la plus avancée en Europe avant les invasions indo-européennes de l'âge du Bronze. En revanche, les lignées I2 d'Europe centrale, du nord et de l'ouest (par exemple, L38, M223, L1286, L1294 et L880) ont seulement survécu dans un petit pourcentage de la population. La raison pourrait être que les chasseurs-cueilleurs I2 ont adopté l'agriculture trop tard et n'étaient pas assez nombreux quand la vague d'Indo-Européens déferla sur l'Europe centrale, occidentale et du nord (=> voir l'histoire de R1b).

Haplogroupe I2a1 (P37.2)

L'haplogroupe I2a1 est de loin la branche la plus importante de I2 et celle la plus fortement liée aux cultures néolithiques du sud-est, du sud-ouest et du nord-ouest de l'Europe.

Répartition géographique de l'haplogroupe I2a1 (anciennement I2a) en Europe

Répartition géographique de l'haplogroupe I2a1 (anciennement I2a) en Europe

Haplogroupe I2a1a1 (M26)

I2a1a (M26, L158, L159.1/S169.1) était connu sous le nom de I1b2 jusqu'en 2005, I1b1b en 2006-7 et I2a1 de 2008 à 2010. On le trouve dans toute l'Europe occidentale. Les pourcentages les plus élevés de I2a-M26 sont observés parmi les Sardes (37,5 %) et les Basques (5 %), deux isolats de population. M26 est géographiquement limité aux îles Britanniques, au Benelux, en France, en Allemagne occidentale, en Suisse, en Sardaigne, en Sicile, sur la côte ouest de l'Italie, en Ibérie et sur la côte méditerranéenne du Maghreb. Les M26 négatif pour la mutation L160 sont géographiquement limités à l'Irlande.

I2a1a-M26 fut probablement l'une des principales lignées paternelles des cultures mégalithiques d'Europe de l'ouest au cours du néolithique et chalcolithique périodes.

Haplogroupe I2a1b (M423)

I2a1b (M423, L178) était connu sous le nom de I1b jusqu'en 2007 et I2a2 de 2008 à 2010. Sa sous-clade principal, qui représente plus de 90 % de toutes les lignées de M423, est L621 et sa propre sous-clade L147.2. Les autres sous-clades sont L41.2 (très rare) et L161.1 (trouvés principalement en Allemagne et en Grande-Bretagne).

Haplogroupe I2a1b-L621

Cette branche est présente à une écrasante majorité dans les pays slaves. Les pourcentages les plus élevés sont observées chez les Slaves dinariques (Slovènes, Croates, Bosniaques, Serbes, Monténégrins et Macédoniens), ainsi qu'en Bulgarie, en Roumanie, en Moldavie, en Ukraine occidentale et au Bélarus. Il est également courant dans une plus faible mesure en Albanie, en Grèce, en Hongrie, en Slovaquie, en Pologne et dans le sud-ouest de la Russie. I2-L621 (L147.2+) est également connu sous le nom de I2a-Din ("Din" signifiant dinarique).

La forte concentration de L621-I2a1b dans le centre de l'Ukraine, en Moldavie et dans le nord-est de la Roumanie rappelle l'étendue maximale de la culture de Cucuteni-Trypillia (4800-3000 avant notre ère) qui fut entièrement absorbée par les Indo-Européens de la culture de la céramique cordée. Cela pourrait signifier que la culture de Cucuteni-Trypillia était à la base un groupe de chasseurs-cueilleurs européens indigène à la région qui a adopté l'agriculture après être entré en contact (avec sans doute quelques mariages mixtes) avec les agriculteurs du Proche-Orient qui se sont installés dans les Balkans (haplogroupes E1b1b, G2a, J2b et T). Après s'être indo-europeanisé, L621-I2a serait devenu la lignée paternelle dominante chez les Slaves du Sud, tandis que R1a est restée la lignée dominante des Slaves du Nord.

La grande expansion de I2a-Din a eu lieu avec les migrations slaves dans l'Antiquité tardive et le haut moyen-âge. I2a-Din avait commencé à côtoyer des tribus R1a proto-indo-européennes autour de Moldavie, de l'Ukraine, du Bélarus et de la Pologne pendant la période de la céramique cordée (2900-2400 AEC), puis s'est dispersé plus uniformément à travers les tribus proto-slaves durant l'âge du Bronze et l'âge du Fer. Après que les tribus germaniques vivant en Allemagne de l'est et en Pologne, tels que les Goths, les Vandales et les Bourguignons, aient envahit l'Empire romain, les Slaves établis plus à l'est vinrent remplir le vide et prendre leur place. Après l'effondrement de l'Empire romain d'Occident en 476, les Slaves s'installèrent dans les Alpes dinariques et les Balkans. Au 9ème siècle, les Slaves occupaient tous les territoires modernes de langue slave, mis à part les Balkans de l'est sous le contrôle des bulgares turcophones.

Aujourd'hui les pays slaves du nord ont entre 9 % (Pologne, Tchèquie) et 21 % (Ukraine) de L621-I2a, tandis que les Slaves du Sud ont entre 20 % (Bulgarie) et 50 % (Bosnie). Le pourcentage plus élevé de I2a-Din dans le Sud est dû à l'effet cumulatif des migrations de l'âge du Bronze et l'âge du Fer (Daces, Thraces, Illyriens) et les migrations slaves médiévales. Le pourcentage relativement élevé de d'I2a-L621 chez les peuples non-slaves tels que le Hongrois (15 %), les Albanais (12 %) et les Grecs (9 %) date de l'âge du Bronze et des mouvements de population à l'intérieur de l'Empire romain qui a redistribué I2a au-delà des territoires originels des Daco-Thraces et des Illyriens. Basé sur ces fréquences et la répartition des sous-clades de R1a, on peut estimé que les Daco-Thraces et les Illyriens possédaient environ deux à trois fois plus de lignages I2a-Din que de R1a, tandis que les premiers Slaves devaient avoir à peu près deux fois plus de R1a que de I2a-Din. La proportion plus élevée de R1a dans de nombreux pays slaves du nord de nos jours est le résultat de migrations antérieures de R1a durant l'âge du Bronze (comme L260 chez les Slaves occidentaux et Z92 et Z93 chez les Russes et les Biélorusses).

Haplogroupe I2a1b-L161.1

Communément appelé « I2-M423-Isles » dans les cercles de généalogie génétique, L161.1 est le plus frequént dans l'ouest de l'Irlande (5-10 %) et dans les Highlands d'Ecosse (1-5 %). On le trouve aussi dans de moindre mesures (> 1 %) tout au long de l'Europe centrale et occidentale, de la Lettonie, la Lituanie et la Biélorussie jusqu'aux îles Britanniques, et de la Scandinavie au nord-ouest de l'Espagne. Il a également été trouvé en Albanie, dans le nord de la Grèce, en Bulgarie et en Roumanie.

Dans l'ensemble, la répartition des I2a-L161.1 n'est pas sans rappeler l'étendue des migrations germaniques. Son étroite relation phylogénétique à la branche I2a-L621 signifie que L161.1 a probablement été absorbée très tôt par la vague de migrations indo-européennes. Sa concentration plus élevée dans l'ouest de la Pologne et le nord de l'Allemagne suggère que ce lignage aurait pu être incorporé à la partie occidentale de la culture de la céramique cordée. Il y a environ 4400 ans, la culture de la céramique cordée en Allemagne, en Bohême et en Pologne occidentale a été envahie par la culture d'Unétice, qui représente l'avancée de la branche R1b des Proto-Indo-Européens des Balkans vers l'Europe centrale. A partir de cette époque, I2a-L161.1 aurait été en mesure de se propager vers l'Europe occidentale avec les Proto-Celtes (très probablement la branche R1b-L21) et en Scandinavie avec les peuples proto-germaniques (principalement R1b-S21). Cela expliquerait pourquoi la distribution géographique de I2a-L621 semble corréler avec celle de R1b-L21 (comme en Irlande, en Ecosse et en Bretagne) d'une part, mais aussi avec toutes les régions où se sont installés les peuples germaniques.

Haplogroupes I2-L880, I2-L1286 et I2-L1294

Ces sous-clades mineures sont trouvent à de faibles pourcentages principalement dans le nord-ouest de l'Europe, en particulier dans les îles Britanniques, le nord-ouest de la France et le nord de l'Allemagne, mais aussi en Suisse et en Scandinavie. Comme I2a2 (voir ci-dessous) ces lignées sont probablement les descendants des chasseurs-cueilleurs d'Europe centrale et du nord-ouest.

Haplogroupe I2a2 (P214)

I2a2 (S33/M436/P214, P216/S30, P217/S23, P218/S32, L35/S150, L37/S153, L181) était connu sous le nom de I1c jusqu'en 2005 puis de I2b jusqu'en 2010. Cette sous-clade est associée avec les peuples de pré-celto-germaniques du nord-ouest de l'Europe, dont, par exemple, les bâtisseurs de mégalithes (5000-1200 AEC). La grande variété de marqueurs STR au sein de I2a2 pourrait faire remonter son origine à il y a 13.000 ans.

I2a2 se trouve dans toute l'Europe occidentale, mais a apparemment mieux survécu les invasions indo-européennes (=> voir R1b) dans le nord de l'Allemagne et a été réintroduit en Europe occidentale par l'expansion celtique de la culture de La Tène (5ème au 1er siècle avant notre ère) et les invasions germaniques (3e au 6e siècle de notre ère). De nos jours, I2a2 atteint sa fréquence maximale en Allemagne centrale et septentrionale (5-12 %), dans le Benelux (4-7 %), ainsi que dans le nord de la Suède. On le trouve également dans 3 à 10 % des habitants du Danemark, d'Angleterre et du nord de la France. I2a2 est plus rare en Norvège, sauf dans le sudoù l'influence danoise a été la plus forte historiquement.

Répartition géographique de l'haplogroupe I2a2 (anciennement I2b) en Europe

Répartition géographique de l'haplogroupe I2a2 (anciennement I2b) en Europe

Il est deux sous-clades principales de I2a2 : I2a2a et I2a2b, la première elle-même subdivisée en quatre autres sous-clades :

Haplogroupe I2a2a (M223)

I2a2a (anciennement I2b1) s'élève à plus de 90 % de I2a2.

  • I2a2a1 (M284+) n'est présente presque exclusivement en Grande-Bretagne, où elle s'est apparemment développée il y a environ 3.000 ans.
  • I2a2a2 (L701+) a une distribution très large. On la trouve dans toute l'Europe centrale de l'Allemagne et de l'ancien Empire austro-hongrois à la Pologne, la Roumanie et l'Ukraine, mais aussi dans de moindre mesures en Grèce, en Italie, en France, en Espagne, en Angleterre, en Irlande et en Arménie. L701 pourrait avoir été diffusée en partie par les Goths. Elle est étonnament absent de Scandinavie et d'Ecosse. L701 correspond à la sous-clade I2 Continental-3 de Family Tree DNA.
  • I2a2a3 (Z161+) est communément appelé I2 Continental (sauf Continental-3). C'est la plus importante des quatre sous-clades de I2a2a et on la trouve essentiellement dans les pays germaniques, avec une concentration particulièrement élevée au Danemark, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Angleterre et dans le nord-ouest de la Sicile (d'origine normande). On la trouve aussi à des densités plus faibles dans le reste de l'Europe, du Portugal à la Russie. I2-Z161 pourrait sûrement avoir été propagée dans toute l'Europe par les Vikings danois (Bretagne, Normandie, Sicile), les Vikings suédois (Baltique, Russie, Ukraine), les Goths (Moldavie, sud-ouest des Balkans, Italie, France, Espagne), les Suèves (Portugal et Galice), les Lombards (comme l'atteste le pourcentage élevé à Campobasso, Molise) et les Francs (Rhénanie, Belgique).
  • I2a2a4 (L1229+) est typique de l'Angleterre, la Normandie (et autres parties de la France) ainsi que centre et nord de l'Allemagne. On le trouve aussi parmi les noms de famille anglais d'Irlande, bien que pas les noms d'origine normande (mais plutôt anglo-saxonne). Sa densité beaucoup plus élevée en Allemagne et en Angleterre qu'au Danemark ou en France et son absence de Sicile, indiquent que c'est probablement une lignée anglo-saxonne plutôt que normande ou viking.

Haplogroupe I2a2b (L38/S154)

I2a2b (anciennement I2b2) a une distribution limitée principalement à l'Italie alpine (surtout le Piémont), la Suisse, la Rhénanie, les montagnes du Harz, le Benelux, la Lorraine et les îles Britanniques (à l'exception de Cornwall, du Pays de Galles, de Cumbrie et des Highlands écossais).

Quatre des six échantillons vieux de 3000 ans de la grotte de Lichtenstein en Allemagne centrale appartenait à L38+. La grotte faisait partie de la culture des champs d'urnes de l'âge du Bronze. Basé sur la datation STR, on croit que cette lignée s'est étendue de l'Allemagne vers l'Angleterre par l'intermédiaire de Belgique lors de l'âge de Fer tardif avec les invasions celtes de la culture de La Tène. I2a2b est donc essentiellement un haplogroupe celtique alpin.

La distribution de I2-L38 correspond assez bien à celle de l'haplogroupe R1b-U152 au nord des Alpes. Les deux haplogroupes sont également trouvés à basse fréquence en Hongrie, en Roumanie, en Bulgarie et en Anatolie centrale, ce qui reflète probablement la migration des Celtes de La Tène au troisième siècle avant notre ère (voir carte). R1b-U152 est associée aux Celtes d'Europe centrale (cultures d'Unétice, des champs d'urnes, de Hallstatt et de La Tène) et au peuple italique. I2-L38 étant limités à la région alpine d'Italie, surtout dans le nord-ouest où les tribus gauloises s'installèrent, il est probable que I2-L38 fut amenée par les migrations celtiques plusieurs siècles après l'arrivée des tribus italiques en Italie en provenance de la région alpine du Danube. Les hommes I2-L38 aurait donc été autochtone à la région située entre les Alpes, le centre de l'Allemagne et le Benelux et auraient été assimilés par les sociétés celtiques pendant la période de Hallstatt ou de La Tène.

Haplogroupe I2b

I2b (L416, L417, L418) est un sous-clade très rare observée jusqu'à présent dans seulement quelques échantillons d'Italie, d'Allemagne, d'Ecosse et d'Iran.

Haplogroupe I2c

I2c (L596, L597) provenait probablement de la région du Rhin au cours de la période mésolithique. I2c* peut être divisé en quatre groupes: A, AB, B et C.

  • Le groupe A est géographiquement limité à la Suisse,l' Allemagne, les Pays-Bas, la Suède, la Pologne, la Grande-Bretagne et l'Irlande.
  • Le groupe AB a été trouvé dans le nord-ouest de l'Iran, dans le Caucase (Arménie et Géorgie), en Turquie et en France.
  • Le groupe B se trouve à de faibles pourcentages en Asie occidentale (Turquie, Géorgie, Ossétie du Nord, Arménie, Azerbaijian et nord-ouest del'Iran), dans le sud-est de l'Europe (Moldavie, Roumanie, Bulgarie, Albanie, Crète), dans les pays balto-slaviques (Russie, Ukraine, Biélorussie, Lituanie, Pologne, Slovaquie, Tchèquie), ainsi qu'en Allemagne, en Autriche, en Italie, en Espagne et en Grande-Bretagne.
  • Le groupe C a une distribution similaire à celle du groupe A, mais a également été trouvé en France, en Italie et en Norvège.

Les groupes A et C semblent s'être disséminé respectivement pendant les âges du Bronze et du Fer celtiques, aux côtés de R1b-S116/P312.

En outre, la sous-clade I2c1 (L1251) a récemment été identifiée. On la trouve surtout en Allemagne et en Angleterre et dans leur périphérie (Irlande, Norvège, France, Italie, Pologne). Cette sous-clade semble avoir environ 6000 ans, ce qui la place à la fin de la période néolithique. Elle pourrait être associée de chasseurs-cueilleurs de l'Allemagne, qui ont adopté l'agriculture après être entrés en contact avec les fermiers du Proche-Orient de la culture rubanée (LBK).



Individus I2 célèbres

Tous les Ducs de Hamilton depuis William Douglas-Hamilton (1634-1694) appartenait à l'haplogroupe I2-M223-Isles-E L1193+ basée sur les données issues du Projet ADN du patronyme Hamilton. Le titre de duc de Hamilton est le plus rang dans la pairie d'Écosse. Parmi les ducs célèbres citons le collectionneur d'art Alexander Hamilton et le pionnier de l'aviation Douglas Douglas-Hamilton (1903-1973), le pilote en chef du premier vol au dessus du Mont Everest.

Un descendant direct de Sir Henry Clinton (1730-1795) a été identifié comme appartenant à I2-M223, et prédit avec une confiance modérée comme un membre de I2-Isles-E L1193+, soit I2a2a1 dans la nomenclature actuelle de l'ISOGG. Sir Henry Clinton était le commandant en chef britannique en Amérique du Nord pendant la guerre d'indépendance américaine. Parmi ses cousins patrilinéaires on compte les comtes de Lincoln et la plupart des ducs de Newcastle, tous probablement appartenant au même haplogroupe.

Le Projet de l'haplogroupe I2* (qui concerne les nouvelles sous-clades I2b et I2c) a été en mesure d'établir que l'haplotype de la maison géorgienne de Tsitsishvili est I2c-B (L596+). Le membre le plus célèbre de cette dynastie fut Pavel Tsitsianov (1754-1806), un commandant militaire et général d'infanterie de la Russie impérial, qui a également servi comme commandant des troupes russes en Géorgie et vice-roi du Caucase.

Professeur Lucotte a testé l' Y-ADN de Napoléon I, Napoléon III et de leurs descendants, et a réussi à établir que Napoléon III n"était pas le neveu biologique du Premier Empereur des Français. Alors que Napoléon I appartenait à l'haplogroupe E-M34, Napoléon III, le fils présumé de Louis Bonaparte et de Hortense de Beauharnais, appartenait lui à l'haplogroupe I2 (apparemment à la sous-clade M223). L'hypothèse a été émise que Napoleon III aurait été le fils de Charles de Flahaut, qui a été l'amant d'Hortense, avec qui il a eu un fils illégitime (le Duc de Morny) trois ans après la naissance de Louis-Napoléon Bonaparte. Dans ce cas, Napoléon III serait le petit-fils du Prince Charles Maurice de Talleyrand-Périgord. Une autre possibilité est que Napoléon III ait été le fils de Charles-Henri Verhuell.

Andrew Johnson (1808-1875), le 17e président et 16ème vice-président des États-Unis d'Amérique a été identifié comme un membre de l'haplogroupe I2a2a (M223) sur base des résultats du Projet I-M223.

Miklós Horthy (1868-1957), fut régent du Royaume de Hongrie de 1920 à 1944. Auparavant, l'amiral Horthy a servi comme commandant en chef de la marine austro-hongroise dans la dernière année de la première guerre mondiale. En 1919, il a chassé les communistes du Béla Kun de Hongrie et interdit le parti communiste hongrois. L'année suivante il fut déclaré régent et chef de l'Etat. Des cousins de Horthy ont posté les resultats de leur test Y-ADN sur MolGen, et tous appartenaient à I2a-Din-N (ou I2a1b3a dans la nomenclature actuelle de l'ISOGG).

L'éditeur de magazines américain Henry Luce (1898-1967) appartenaient à l'haplogroupe I2-M223-Isles-E L1193+, (alias I2a2a1 dans la nomenclature actuelle de ISOGG) selon le Projet du patronyme Luce. Il a lancé les magazines Time, Life, Fortune et Sports Illustrated et on l'appelait « le citoyen privé le plus influent d'Amérique à son époque ».

Suivi

Ask your questions and discuss about haplogroups on the Forum



Copyright © 2004-2017 Eupedia.com All Rights Reserved.