![]() |
|
Projet test ADN généalogiqueSur les traces des ancêtres des Français, Belges, Luxembourgeois et NéerlandaisDernière mise à jour en septembre 2008 IntroductionQui sommes nous ? D'où vient-on ? Ce sont des questions que chacun de nous s'est posées à un moment ou à un autre. Nous nous sommes tous forgés une identité, individuelle ou nationale, basée sur ce qu'on nous a enseigné depuis notre enfance. A l'école, on nous a parlé des Gaulois, des Romains, des Huns, des Francs, des Vikings... Ils sont tous passés par chez nous au fil des siècles, et ont laissés des descendants derrières eux. Mais lesquels d'entre eux ont eux le plus d'impact sur la composition génétique de la population actuelle ? Qui étaient vos ancêtres ? Qu'est-ce que qui fait que les Francais ne se ressemblent pas d'une région à l'autre ? Pour la première fois dans l'histoire, ces questions vont avoir une réponse scientifiquement démontrable, grâce à l'ADN.En effet, il est desormais possible depuis peu de determiner les origines ethniques antiques de la lignee agnatique (patrilinéaire) de chacun d'entre nous, en testant l'ADN du chromosome Y (Y-ADN), hérité de manière inchangée de père en fils (explications plus bas). Le but de ce projet est d'estimer le pourcentage d'ascendance celtique, germanique, greco-romaine, ou autre dans chaque région ou département de France, au Luxmebourg, et dans chaque province de Belgique et des Pays-Bas. Tout le monde peut contribuer en testant son Y-ADN (ou celui de son père ou frère pour les femmes) avec une des dizaines de sociétés commerciales specialisant dans ce genre de tests. Aucune information médicale ou individuelle ne peut être obtenue via ce type de test ADN. Comment retracer ses origines ancestrales grâce à l'ADN ?Les hommes (contrairement aux femmes) possèdent tous un chromosome Y, hérité de père en fils. Ils recoievent aussi un chromosome X de leur mère (qui en ont deux). Contrairement aux autres paires de chromosomes, la paire X-Y ne se recombine pas ensemble, ce qui explique que le chromosome Y (que nous appelerons "Y-ADN") reste quasiment inchangé de génération en génération, et donc est commun à tous les hommes descendants d'un ancêtre commun pas trop lointain (quelques milliers d'années). Nous avons 23 paires de chromosomes. La dernière paire est X-Y chez les hommes, et X-X chez les femmes. Le chromosome Y est la seule partie de l'ADN qui ne se recombine pas lors de la procréation. La raison est que les chromosomes X et Y ne sont pas de la même taille (Y est plus petit). Ils ne peuvent donc pas fusionner l'un avec l'autre. Chaque homme possède par conséquent identiquement le même chromosome Y que son père, mais hérite également d'un des deux chromosomes X de sa mère. Les femmes, quand à elles, héritent d'un chromosome X de chaque parent, qui fusionnent ensuite comme les autres chromosomes, et devient unique à cet individu.Un homme a donc le même Y-ADN que son père, ses frères, ses fils, son grand-père paternel, etc. Pour cette raison, tous les hommes descendant du même ancêtre patrilinéaire (et donc portant normalement le même nom de famille) partagent le même Y-ADN. Des mutations mineures se produisent tous les quelques siècles ou millénaires, de manière tout à fait arbitraire. Le chromosome Y possede 60 millions de paires de bases. Une mutation d'une seule de ces paires s'appèle un SNP (Single nucleotide polymorphism). Les chances pour que deux individus dévelopent une mutation exactement à la même paire de base est extrêmement infime. Comme chaque génération hérite des mutations précedentes, tous les descendants d'un même ancêtre paternel ayant vécu il y a plusieurs milliers d'années auront une série de mutations uniques les définissant par rapports aux autres êtres humains. Les généticiens ont analysé ces mutations de l'Y-ADN pour tous les groupes ethniques sur terre, et les ont classés en un arbre genealogique des mutations, depuis notre ancêtre commun en Afrique, il y a environ 60.000 ans. Chaque groupes de personnes possedant les mêmes mutations appartienent aux même haplogroupe. Voici la liste des principaux haplogroupes européens, avec des explanations sur les ethnies antiques associées avec chaque groupe. Voici à quoi ressemble la composition génétique de l'Europe sur base des études actuelles sur l'Y-ADN. Pourquoi ne pas utilisert l'ADN mitochondrial ?En Europe, l'ADN mitochondrial (ADN mt), hérité par la mère, n'est pas très utile pour l'étude des compositions ethniques régionales, parce que l'ADN mt est réparti de manière assez homogène sur tout le continent. A l'avenir, des tests plus detaillés pourraient nous donner plus d'informations sur nos origines ethniques via notre lignée matrilinéaire, mais pas pour l'instant.Quels sont les risques d'un test d'Y-ADN ?Aucun. L'Y-ADN représente moins d'un pour cent de toute l'ADN, et ne sert qu'a déterminer le sexe de l'individu. Comme l'Y-ADN est le même pour tous les membres masculins d'une même famille (jusqu'au arrière-arrière-...-arrière-petit-couins portant le même nom), on ne peut pas l'utiliser pour identifier des individus isolés. L'Y-ADN ne possède pas vraiment d'information médicale sur la personne, à part peut-être le risque d'infertilité. Les tests utilisés pour les études de population n'utilisent qu'une infime partie de l'Y-ADN, et ne peuvent même pas servir à déterminer les risques d'infertilité. Donc, d'un point de vue médical ou personnel, ce genre de test est tout à fait neutre.Qu'est-ce qu'un projet géographique ?Un projet géographique d'ADN a pour but de mieux comprendre la composition génétique ancestrale d'une région et son histoire génétique en analysant la répartition des haplogroupes. Plusieurs projet géographique du genre existent déjà, par exemple en Irlande, Ecosse, au Pays de Galles, en Angleterre ou en Italie. La quantité de données disponibles pour la France et la Belgique est particulièrement faible par rapport aux autres pays européen. C'est pourquoi Eupedia a pris l'initiative de créer ce projet. Les tests ADN sont devenu suffisament bon marchés ces dernières années pour que presque que n'importe qui puisse participer au projet.Celtique, basque, germanique ou greco-romain ?La Gaule antique était de culture celtique, ou basque dans le sud-ouest. Les Grecs ont établis des colonies le long de la côte mediterranéenne de la France. Ensuite sont arrives les Romains, qui ont occupé la Gaule pendant plus de 500 ans. Les Francs, Burgondes, Visigoths et autres tribus germaniques, puis les Vikings, se sont installés dans diverses régions de France et du Benelux, introduisant de nouveaux haplogroupes (notamment I1a et R1b1c9) avec eux. Quel fut l'impact génétique de ces envahisseurs sur la population actuelle de ces pays ? Où les Romains ont-ils laissé le plus de descendants ? Est-ce que les quelques milliers de Alains et de Huns venu d'Asie centrale au 5ème siècle ont encore des descendants en ligne paternelle directe de nos jours ? Y a-t-il eu des enclaves ethniques isolées à des endroits inattendus de France ? Toutes ces questions peuvent trouver réponse grâce à votre aide.A l'heure actuelle, on sait que les Pays-Bas, la Flandre (belge et française),le Nord-Pas-de-Calais et la Normandie sont des regions de descendance majoritairement germanique. Toutefois, contrairement aux idées reçues, le Luxembourg, la Lorraine et l'Alsace pourraient bien ne pas être principalement d'ascendance germanique, mais plutot celtique. Le marqueur S28 définissant l'haplogroupe R1b1c10 a été observé à de forte concentrations en Suisse, dans le Baden-Württemberg, en Rhénanie-Palatinat et au Luxembourg. Il y a encore trop peu de résultats pour l'Alsace et la Lorraine pour être certain, mais il est fort probable que la composition ethnique soit similaire dans toute cette region. La découverte de la division génétique assez nette entre le nord et le sud de l'Allemagne nous a donné une vision nouvelle de la mosaique ethnique de l'Europe, dépassant de loin les clivages linguistiques. La France a potentiellement encore plus de secret a nous révéler. Trouvera-t-on au fin fond du Massif Central des villages entiers de descendance gauloise relativement épargnées par les migrations de ces deux derniers millénaires ? Quand est-il de la Belgique, ce petit pays divisé par d'incessantes querelles linguistiques ? Les Flamands et les Wallons ont-ils vraiment des origines différentes ? Certains affirments que les Flamands sont de descendance germanique simplement sur base du fait qu'ils parlent une langue germanique. Ce type de raisonement s'est déjà avéré faux dans le cas du sud-ouest de l'Allemagne, où les premiers habitants celtes sont restés génétiquement prédominants. Dans le cas de la Belgique, il est plus envisageable que les Wallons autant que les Flamands soient d'origine principalement germanique, comme les habitants du Nord-Pas-de-Calais, malgré que ces régions soient de nos jours francophones. Si l'on s'en fie à l'histoire, les Francs se sont surtout établis le long de la vallée de la Meuse et dans le Hainaut (belge et français). Les dynasties mérovingiennes et carolingiennes avaient leurs origines respectives autour de Tournai et de Liège, donc dans le nord de la Wallonie et non pas en Flandre. Qu'en diront les tests ADN ? Est-ce que les ancients Belges (gaulois) ont survécu en grand nombre aux conquètes romaine et franque ? Si tel est le cas, quel pourcentage de sang celtique trouverons-nous dans la population actuelle ? Aidez nous à répondre a ces questions en participant a ce projet. Comment puis-je tester mon ADN ?Les test ADN se font par prélevement de salive. C'est très simple. Il suffit de commander un kit de test chez une société de test, de frotter un batonet à l'intérieur de la joue (ou de cracher dans un recipient, suivant la société), puis de la renvoyer par la poste. Les résultats prennent normalement de 4 à 6 semaines une fois que le laboratoire a reçu l'échantillon.Quel test dois-je choisir ?Pour la France et le Benelux, il est primordial de pouvoir tester la mutation S28 (aussi appelée U152), comme c'est celle qui semble être associée à une ascendance celtique/gauloise. Pour l'instant, il n'y a que deux compagnies qui proposent ce test, FamilyTreeDNA (FTDNA) et EthnoAncestry (EA). Par conséquent, nous vous recommandons vivement de commander votre test chez une des ces deux sociétés.Pour ce projet, le test le plus approprie, le plus rapide et le moins cher est le Haploview (US$139) de EthnoAncestry, qui détermine immédiatement de manière non-ambigüe votre haplogroupe et sous-groupe exact au tarif le plus avantageux. Les autres sociétés testent les marqueurs STR, qui ne sont utiles que si vous rechercher des cousins distant, ou si vous avez été adopté et recherchez vos parents biologiques. Si vous choisissez FTDNA (la plus grosse société dans le domaine), prenez le Y-DNA12: 12 Marker Test (US$149), qui vous donnera aussi votre haplogroupe, mais necéssitera peut-être un test supplémentaire. Cependant, pour connaître votre sous-groupe exacte, vous devrez sans doute prendre le "subclade test" en plus, surtout si vous appartenez au très complex haplogroupe R1b (le plus courant en France et dans le Benelux). Puis-je tester plus qu'une lignée ancestrale ?Oui. Votre test ne vous informera que sur votre lignée agnatique (patrilinéaire), mais rien ne vous empèche de demander à d'autres membres de votre famille ayant un nom différent du vôtre de passer le test également. Pour connaitre la lignée agnatique de votre mère, vous pouvez faire passer le test soit à son père (si encore en vie), un de ses frères, ou encore un oncle paternel. Il en va de même pour les lignées agnatique de vos grand-mères, en testant un de leur frères, on le fils d'un de leurs frères. Cela fonctionne aussi bien avec des cousins distants, pour autant que se soient des hommes et qu'ils aient le même nom de famille que la branche que vous voulez tester.Que dois-je faire une fois que j'ai mes résultats ?Vous pouvez nous informer de votre haplogroupe par email àMerci de bien vouloir mentionner les informations suivantes avec votre email : |
|
Composition génétique du BeneluxSur base des résultats actuels, voici a quoi ressemble la répartition géographique des haplogroupes aux Pays-Bas, en Belgique (Flandre + Wallonie) et au Luxembourg.
Composition génétique de la FranceVoici la répartition des haplogroupes en France sur base des données actuellement disponibles.
Répartition géographique des traits physiques ethniques en FranceCette carte montre une estimation de l'ascendance ethnique dominante dans chaque région de France sur base d'études anthropologiques. Est-ce que les tests ADN confirmeront cette tendance générale ? Voici un résumé des haplogroupes de l'Y-ADN présent en France, et le groupe ethnique antique auquel chacun est associé :
|
Copyright © 2004-2008 Eupedia All Rights Reserved About Eupedia - Privacy Statement - Terms of Use - Contact - Advertising - Sitemap |