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Projet ADN généalogique : Benelux & France

English version
Projet ADN du chromosome Y pour la France, la Belgique, le Luxembourg, et les Pays-Bas


Dernière mise à jour en octobre 2013

Une histoire génétique de la France et du Benelux

Chasseurs-cueilleurs du paléolithique et du mésolithique

L'histoire des européens commence il y a environ 35 000 ans avec Cro-Magnons, les premiers Homo Sapiens à coloniser l'Europe. Partis du Proche-Orient il y a 45.000 ans, ils ont progressé très lentement des Balkans vers l'Europe occidentale, se métissant probablement avec les Néandertaliens autochtones en chemin. Aucun ADN-Y de Cro-Magnon n'a encore été testé à ce jour (seulement l'ADN mitochondrial), mais il probable que la première vague d'Homo Sapiens, liée à la culture aurignacienne, appartenait à de vieux haplogroupes tels que F-P96, C-V20 et peut-être même A1a. Les peuplades robustes de l'Aurignacien ont été succédées par des hommes à la forme plus gracile au cours de la période du Gravettien (32.000-22.000 ans). Cette deuxième vague d'hommes modernes aurait pu apporter l'haplogroupe I et éventuellement aussi certaines lignées E1b1b, comme la sous-clade M81 dans la péninsule ibérique et le sous-clade V13 dans le sud de l'Italie et le sud des Balkans.

Au cours de la période mésolithique, à partir de la fin de la dernière glaciation (vers 10.000 avant notre ère) et s'étalant jusqu'à l'adoption de l'agriculture (de vers 5500 avant notre ère dans le sud de la France jusqu'à 4000 avant notre ère au nord des Pays-Bas), les habitants du Benelux et de France auraient appartenu principalement à l'haplogroupe I2 et en particulier à I2a1a (M26), bien que I2a2 pourrait avoir existé entre Alsace et la Franche-comté et le Benelux. E1b1b se serait pendant ce temps étendu d'Espagne et d'Italie vers le sud de la France.

Eleveurs, agriculteurs et bâtisseurs mégalithiques du néolithique et de l'âge du Cuivre

Le néolithique a vu l'avènement de l'agriculture (élevage de bétail, puis l'agriculture céréalière), l'utilisation de la poterie et le remplacement du mode de vie nomade par la sédentarisation. Originaire du Croissant Fertile vers 9500 avant notre ère, le néolithique se propagea à travers l'Anatolie et la Grèce, puis se scinda en deux groupes. Au sud, un premier groupe traversa la Méditerranée, vers l'Italie, le sud de France et la péninsule ibérique et devenint la culture de la céramique cardiale (5000-1500 avant notre ère). La branche nord se développa d'abord dans les Balkans avec la culture de Starčevo (6000-4500 AEC) et la culture rubanée (LBK) (5500-4500 AEC), suivant le Danube et ses affluents jusqu'en Allemagne, le nord de la France et le Benelux. Il a été suggéré que la division moderne entre les cultures d'Europe du nord, favorisant la cuisine à base de beurre, et les cultures d'Europe méridionale, préférant une cuisine à base d'huile d'olive, date de la division entre ces deux groupes à la période néolithique.

Les éleveurs et agriculteurs néolithique du Proche-Orient semblent avoir appartenu à haplogroupes E1b1b, G2a, J1, J2 et T. Les tests d'ADN préhistorique ont confirmé la présence de G2a dans les cultures de la céramique cardiale et rubanée. E-V13 a également été trouvé dans un site de la céramique cardiale précoce en Catalogne, même si la distribution moderne de E-V13 suggère fortement que c'était la lignée majeur des cultures de Starčevo et de la céramique rubanée. Il n'est pas certain si E-V13 est originaire du Levant et est venu en Europe avec les agriculteurs néolithiques, ou s'il était déjà en Europe du sud-est et a adopté le mode de vie néolithique après être entré en contact avec les immigrants du Proche-Orient.

Dans le sud-ouest de l'Europe, la culture de la céramique cardiale a fait place à la culture mégalithique (5000-2000 avant notre ère), qui s'est répandue dans toute la région atlantique, avec des présences particulièrement fortes au Portugal, en Galice, en Bretagne et dans les îles Britanniques. Les peuples mégalithiques étaient très probablement un mélange de I2 et E-M81 autochtones et de nouveaux arrivés du Proche-Orient (G2a, d'autres sous-clades de E, J et T). Lors de la période mégalithique tardive, la société néolithique a progressivement évolué en une société chalcolithique (âge du cuivre), apparemment sans changements sociétaux importants, ni grand flux de gènes externe. Le grand bouleversement culturel et et génétique est venu avec l'âge du Bronze, avec l'arrivée des Indo-Européens, qui a débuté avec la culture Yamna (3500-2300 AEC) dans la Steppe pontique, au nord de la mer Noire.

Les Indo-Européens de l'âge du Bronze & du Fer

Il existait deux groupes génétiques distincts bien qu'apparentés, de Proto-Indo-européens : la branche sud R1b, liée à la diffusion des langues greco-anatoliennnes, albanaises, italiques, celtiques et germaniques, et la branche nord R1a, associée à la propagation des langues daco-thraciennes et illyriennes, balto-slaviques et indo-iraniennes.

R1a fut le premier à atteindre le Benelux et le nord-est de la France, avec la culture de la céramique cordée (2400-2900 AEC), une expansion du chalcolithique tardif et de l'âge du Bronze précoce de la culture Yamna. Les lignées datant de cette période appartiendraient à la sous-clade Z283.

La branche proto-celto-germanique de R1b (L11) s'installa autour de la Bohême et de l'Allemagne de l'est vers 2800 avant notre ère avec la culture d'Unétice, la culture de l'âge du Bronze qui allait s'étendre à travers toute l'Europe occidentale et la Scandinavie au cours du prochain millénaire et remplacer la culture campaniforme néolithique/chalcolithique.

Une expansion d'Unétice vers le nord et l'ouest a donné naissance à la branche du proto-germanique (R1b-U106), qui mélangés avec les populations autochtones du nord de l'Allemagne et des Pays-Bas, notamment I2a2 (descendant de Cro-Magnon) et R1a-Z283 (provenant de la culture de la céramique cordée), mais aussi avec une minorité de lignées néolithiques (E-V13, G2a, J, T). Vers 1700 avant notre ère, les hommes R1b-U106 ont pénétré en Scandinavie, où ils se sont mélangés avec les populations locales I1 et R1a-Z283.

A en juger de la propagation de l'âge du Bronzeen Europe occidentale, les premiers Proto-Celtes ont atteint ma France et le Benelux vers 2200 avant notre ère, suivi des îles Britanniques vers 2100-2000 AEC. Cette première migration aurait apporté la sous-clade L21 de R1b dans le nord-ouest de l'Europe. Grâce à un effet fondateur L21 est devenu la lignée paternelle dominante parmi les anciens Bretons insulaires et les Irlandais et elle l'est resté jusqu'à nos jours chez les Bretons, Gallois, Ecossais des Highlands et Irlandais. Une autre migration de l'Allemagne semble avoir apporté la sous-clade DF27 de R1b dans le sud-ouest de la France, puis dans la péninsule ibérique. DF27 est maintenant de loin la lignée paternelle principale des Gascons, des Basques et des Catalans.

La troisième branche proto-celtique majeure est R1b-U152, qui semble avoir évolué à partir des cultures des champs d'urnes, de Hallstatt et de La Tène (1300-50 AEC) autour des Alpes. Une migration précoce de la culture des champs d'urnes a introduit U152 en Italie vers 1200 avant notre ère, où ils devinrent les tribus italiques, y compris les Romains (=> voir l'histoire génétique de l'Italie). La culture de La Tène (450-50 avant notre ère) est la lignée la plus fortement associée avec les anciens Gaulois. La Gaule englobait toute la France actuelle ainsi que la Belgique et le sud des Pays-Bas jusqu'au Rhin et la Rhénanie allemande, un territoire qui correspond justement à aux endroits où U152 atteint ses fréquences les plus élevées en dehors de l'Italie. U152 peut donc être considéré comme un marqueur d'ascendance tant gauloise qu'italique. U152 est divisé en plusieurs sous-clades, dont certaines sont italiques, tandis que d'autres sont gauloises ou plus largement associées avec l'expansion des cultures de Hallstatt et de La Tène à travers une grande partie de l'Europe, de l'Ibérie et l'Angleterre à l'ouest jusqu'à l'Anatolie, l'Ukraine et la Russie (et peut-être même la Chine) à l'est. Les invasions gauloises dans le nord de l'Italie, la conquête romaine de la Gaule, et les nombreux mariages transalpins depuis lors font qu'il est difficile à l'heure actuelle de distinguer les sous-clades italiques et gauloises, qui de surcrooit ont été dispersées à travers l'Europe occidentale à la fois par les Celtes et les Romains. Toutefois, il semblerait que les sous-clades L2 et Z36 sont principalement présentes dans le nord et donc plutôt celtiques, tandis que sous-clades Z144 et Z192 sont beaucoup plus courantes en Italie et sont plus vraisemblablement italiques ou romaines.

L'antiquité classique et le moyen âge

Entre 600 et 300 avant notre ère les Grecs établirent des colonies le long de la côte méditerranéenne de la France, fondant notamment Agde, Marseille, Hyères et Nice. Les Grecs de l'antiquité auraient apporté principalement les haplogroupes E1b1b et J2 avec eux, mais également une minorité de G2a, J1, R1b-L23 et T. Puis vinrent les Romains, qui restèrent pendant 500 ans en Gaule. Les Romains sont considérés comme ayant appartenu essentiellement à R1b-U152, avec d'importantes minorités de E1b1b (surtout E-M123), G2a (surtout G2a3b1a), J1, J2 (J2a et J2b2) et T.

Au cours de la fin de la période romaine, les Francs ont été autorisés à s'installer pacifiquement dans les frontières de l'empire autour du territoire de la Belgique actuelle. Les Francs étaient un peuple germanique originaire de quelque part entre le nord des Pays-Bas et le Danemark. Ils auraient appartenu principalement aux haplogroupes R1b-U106 (environ la moitié de toutes les lignées), I1, I2a2a (M223) et R1a (Z283 et L664).

Au Ve siècle, les Burgondes, les Wisigoths et les autres tribus germaniques envahirent la Gaule sous la pression des Huns, une tribu issue de Mongolie. Les Burgondes venaient de l'île de Borgholm dans l'est du Danemark, tandis que les Goths était originaires de sud de la Suède. Les deux tribus auraient eu un pourcentage significativement plus élevé d'haplogroupes I1 et R1a par rapport aux Francs. Les Goths avaient vécu pendant plusieurs siècles, en Pologne, en Ukraine et dans les Balkans avant d'atteindre le sud de la France et pourrait avoir incoroporés des lignées R1a proto-slaves (Z280 et M458) ainsi que de lignées balkaniques (I2-M423, E-V13, J2b). L'influence génétique des Goths en France et dans la péninsule ibérique semble toutefois avoir été très mineure. Les Huns, qui auraient appartenu aux haplogroupes C3, Q1a et R1a-Z93, peuvent avoir passé leurs chromosomes Y à une infime fraction de la populations actuelle de France et de Belgique.

Après la chute de l'Empire romain d'Occident, les Francs ont réunifié l'ancienne Gaule sous leur domination et conquis la quasi-totalité de l'Allemagne, ainsi que l'Autriche, la Suisse et la moitié nord de l'Italie (=> voir l'histoire des Francs).

Entre le IXe et le XIe siècle, les Vikings se sont installés dans différentes régions de France et du Benelux (notamment en Normandie et à Bruges), ce qui apporta un nouvel afflux d'haplogroupes germaniques (U106-R1b, R1a-Z283, I1, I2-M223), mais cette fois avec une proportion plus élevée de I1, surtout le la sous-clade I1a2 nordique (L22), mais aussi la sous-clade R1a-Z284 typiquement scandinave.

Projet ADN-Y Benelux & France

Introduction

Qui sommes nous ? D'où vient-on ? Ce sont des questions que chacun de nous s'est posées à un moment ou à un autre. Nous nous sommes tous forgés une identité, individuelle ou nationale, basée sur ce qu'on nous a enseigné depuis notre enfance. A l'école, on nous a parlé des Gaulois, des Romains, des Huns, des Francs, des Vikings... Ils sont tous passés par chez nous au fil des siècles, et ont laissés des descendants derrières eux. Mais lesquels d'entre eux ont eux le plus d'impact sur la composition génétique de la population actuelle ? Qui étaient vos ancêtres ? Qu'est-ce que qui fait que les Francais ne se ressemblent pas d'une région à l'autre ? Pour la première fois dans l'histoire, ces questions vont avoir une réponse scientifiquement démontrable, grâce à l'ADN.

En effet, il est desormais possible depuis peu de determiner les origines ethniques antiques de la lignee agnatique (patrilinéaire) de chacun d'entre nous, en testant l'ADN du chromosome Y (ADN-Y), hérité de manière inchangée de père en fils (explications plus bas).

Le but de ce projet est d'estimer le pourcentage d'ascendance celtique, germanique, greco-romaine, ou autre dans chaque région ou département de France, au Luxmebourg, et dans chaque province de Belgique et des Pays-Bas. Tout le monde peut contribuer en testant son ADN-Y (ou celui de son père ou frère pour les femmes) avec plusieurs sociétés commerciales (voir ci-dessous) specialisant dans ce genre de tests.

Comment retracer ses origines ancestrales grâce à l'ADN ?

Les hommes (contrairement aux femmes) possèdent tous un chromosome Y, hérité de père en fils. Ils recoievent aussi un chromosome X de leur mère.Le chromosome Y est une séquence de 60 milions de caractères. Quelques erreurs de recopiage (mutations) arrive à chaque génération, comme sur tous les autres chromosomes. Mais contrairement aux autres chromosomes, la paire X-Y ne se recombine jamais ensemble, ce qui explique que le chromosome Y (que nous appelerons "ADN-Y") reste quasiment inchangé de génération en génération, et donc est commun à tous les hommes descendants d'un ancêtre commun pas trop lointain (quelques milliers d'années). Chaque mutation survenant dans chaque nouvel individu est hérité par ses descendants. En répertoriant ces mutations et en additionnant toutes les mutations trouvées chez un individu, il est possible de retracer sa généalogie et de déterminer le nombre de génération qui le sépare de n'importe quel autre homme dans le monde.

Un homme possède donc le même ADN-Y que son père, ses frères, ses fils, son grand-père paternel, etc., à quelques mutations près. Pour cette raison, tous les hommes descendant d'un même ancêtre patrilinéaire (et donc portant normalement le même patronyme) partagent la même série de mutation hérité de tous ces ancêtres paternels depuis des centaines de milliers d'années. Tous les hommes possédant la même série de mutations hérités depuis x milliers d'années peuvent par conséquent être classés dans une même famille, que les généticiens des populations appellent un haplogroupe. L'humanité est donc unie en un seul grand arbre généalogique du chromosome Y, avec des nombreuses branches (haplogroupes) et ramifications (sous-clades) qui ont évoluées au cours des millénaires. L'ancêtre paternel commun à toute l'humanité vivait en Afrique il y a au moins 300.000 ans.

Les mutations qui se produisent à chaque génération sont connues sous le nom de SNP (Single nucleotide polymorphism). Celles-ci sont numérotées chronologiquement en fonction de leur découverte. Elles sont précédées d'une lettre qui indique la société ou le laboratoire qui l'a identifié (par exemple U1 ou V13). Différentes sociétés peuvent chacun donné un nom de SNP à la même mutation. C'est ainsi que la mutation U106 est la même que la S21 ou la M405.

Voici la liste des principaux haplogroupes européens, avec des explanations sur les ethnies antiques associées avec chaque groupe. Voici à quoi ressemble la composition génétique de l'Europe sur base des études actuelles sur l'ADN-Y.

Pourquoi ne pas utiliser l'ADN mitochondrial ?

En Europe, l'ADN mitochondrial (ADN mt), hérité par la mère, n'est pas très utile pour l'étude des compositions ethniques régionales, parce que l'ADN mt est réparti de manière assez homogène sur tout le continent. A l'avenir, des tests plus detaillés pourraient nous donner plus d'informations sur nos origines ethniques via notre lignée matrilinéaire, mais pas pour l'instant.

Qu'est-ce qu'un projet géographique ?

Un projet géographique d'ADN a pour but de mieux comprendre la composition génétique ancestrale d'une région et son histoire génétique en analysant la répartition des haplogroupes.

Plusieurs projet géographique du genre existent déjà dans de nombreux pays. La quantité de données disponibles pour la France en en Wallonie est particulièrement faible par rapport aux autres pays européen. C'est pourquoi Eupedia a pris l'initiative de créer ce projet. Les tests ADN sont devenu suffisament bon marchés ces dernières années pour que presque que n'importe qui puisse participer au projet.

Qui étaient mes ancêtres ?

La Gaule antique était de culture celtique, ou basque dans le sud-ouest. Les Grecs ont établis des colonies le long de la côte mediterranéenne de la France. Ensuite sont arrives les Romains, qui ont occupé la Gaule pendant plus de 500 ans. Les Francs, Burgondes, Visigoths et autres tribus germaniques, puis les Vikings, se sont installés dans diverses régions de France et du Benelux, introduisant de nouveaux haplogroupes avec eux. Quel fut l'impact génétique de ces envahisseurs sur la population actuelle de ces pays ? Où les Romains ont-ils laissé le plus de descendants ? Est-ce que les quelques milliers de Alains et de Huns venu d'Asie centrale au 5ème siècle ont encore des descendants en ligne paternelle directe de nos jours ? Y a-t-il eu des enclaves ethniques isolées à des endroits inattendus de France ? Toutes ces questions peuvent trouver réponse grâce à votre aide.

La découverte de la division génétique assez nette entre le nord et le sud de l'Allemagne nous a donné une vision nouvelle de la mosaïque ethnique de l'Europe, dépassant de loin les clivages linguistiques. La France a potentiellement encore plus de secret a nous révéler.

Quand est-il de la Belgique, ce petit pays divisé par d'incessantes querelles linguistiques ? Les Flamands et les Wallons ont-ils vraiment des origines différentes ? Certains affirments que les Flamands sont de descendance germanique simplement sur base du fait qu'ils parlent une langue germanique. Ce type de raisonement s'est déjà avéré faux dans le cas du sud de l'Allemagne, où les habitants mésolitique, néolitiques et celtes sont restés génétiquement prédominants.

Si l'on s'en fie à l'histoire, les Francs se sont surtout établis le long de la vallée de la Meuse et dans le Hainaut (belge et français). Les dynasties mérovingiennes et carolingiennes avaient leurs origines respectives autour de Tournai et de Liège, donc dans le nord de la Wallonie et non pas en Flandre. Qu'en diront les tests ADN ? Est-ce que les ancients Belges (Gaulois) ont survécu en grand nombre aux conquètes romaine et franque ? Si tel est le cas, quel pourcentage de sang celtique trouverons-nous dans la population actuelle ?

Aidez-nous à répondre a ces questions en participant à ce projet.

Comment puis-je tester mon ADN ?

Les test ADN se font par prélevement de salive. C'est très simple. Il suffit de commander un kit de test, de frotter un batonet à l'intérieur de la joue ou de cracher dans un recipient (suivant la société), puis de le renvoyer par la poste. Cela prend normalement de 3 à 6 semaines pour recevoir les résultats une fois que le laboratoire a reçu l'échantillon.

Quel test dois-je choisir ?

Voici les tests que nous recommandons, avec les avantages et les inconvénients de chacun.

  • 23andMe : pour seulement 99$, vous connaitrez vos haplogroupes paternels et maternels. Ce test comprend également des données autosomiques qui peuvent être utilisées pour déterminer vos mélanges génétiques sur base de tous les chromosomes. 23andMe fournit également un rapport pour les traits physiques et psychologiques et les risques génetiques pour une centaine de maladies.
  • Geno 2.0 : test officiel du Genographic Project de National Geographic en collaboration avec Family Tree DNA. Ce test est similaire à celui de 23andMe, mais est plus cher (200$) et ne fournit aucun rapport médical ou phénotypique. Le principal avantage de ce test est qu'il est le plus précis pour l'ADN-Y et les résultats peuvent être utilisés pour des projets ADN et par des groupes de recherche à FTDNA dans le but d'identifier de nouvelles sous-clades.
  • BritainsDNA : le Chromo2 complet (389$) est similaire au test de 23andMe avec des résultats ADN-Y plus poussés, tandis que le Chromo2 ADN-Y Raw (199$) est équivalente aux données ADN-Y du test Geno 2.0.
  • Family Tree DNA : Les tests STR de FTDNA sont surtout utiles pour comparer des individus issus d'un ancêtre commun dans le but de confirmer ses recherches généalogiques. Vous pouvez déterminer votre haplogroupe paternel avec leur Y-DNA12 pour seulement 49$, mais ce test est très basique et vous aurez besoin de tests supplémentaires (coûteux) pour déterminer votre sous-clades profondes. La Y-DNA67 (269$) est généralement suffisant pour déterminer la sous-clade profonde, mais peut exiger des tests SNP supplémentaires. Le point fort de FTDNA est leurs projets ADN et leurs groupes de recherche. Mais il est généralement préférable d'acheter directement le Geno 2.0 puis de rejoindre un projet.
  • Projet ADN-Y du Brabant : si vos ancêtres paternels sont originaires du Benelux vous pouvez adhérer à ce projet pour 140 €. Le test comprend 38 marqueurs STR + une analyse SNP des sous-clades profondes.

Puis-je tester plus qu'une lignée ancestrale ?

Oui. Votre test ne vous informera que sur votre lignée agnatique (patrilinéaire), mais rien ne vous empèche de demander à d'autres membres de votre famille ayant un patronyme différent du vôtre faire le test également. Pour connaitre la lignée agnatique de votre mère, le test peut être fait soit par son père, un de ses frères, ou encore un oncle paternel. Il en va de même pour les lignées agnatique de vos grand-mères, en testant un de leur frères, on le fils d'un de leurs frères. Cela fonctionne aussi bien avec des cousins distants, pour autant que se soient des hommes et qu'ils aient le même nom de famille que la branche que vous voulez tester.

Que dois-je faire une fois que j'ai mes résultats ?

Vous pouvez nous informer de votre haplogroupe par email à . Nous insérerons vos données dans la base de donnée de la région d'origine de votre plus lointain ancêtre patrilinéaire connu. Nous créerons ensuite des tableaux de statistiques et des cartes avec l'ensemble des données, et analyserons les résultats sur ce site web.

Merci de bien vouloir mentionner les informations suivantes avec votre email :

  • Nom de famille de la branche testée
  • Nom, prénom, date et lieu de naissance/décès de l'ancêtre le plus lointain
  • Haplogroupe
  • Société avec laquelle le test a été réalisé

Composition génétique du Benelux

Sur base des résultats actuels, voici a quoi ressemble la répartition géographique des haplogroupes aux Pays-Bas, en Belgique (Flandre + Wallonie) et au Luxembourg.

Haplogroupe I1 I2*+I2a I2b R1a R1b G J2 J1 E1b T L Q
Pays-Bas 16.5 1 6.5 4 49 4.5 3.5 0.5 3.5 1 0 0
Flandre 13 2.5 4 4 60 4 4 1 5.5 0.5 0.5 0.5
Wallonie 11 2.5 6 4 59 4 1 0 8.5 1.5 0 0

Dans l'ensemble, 60 % des hommes belges appartiennent à R1b, y compris de 32,3 % à la branche italo-celto-germanique P312 (S116) et 25 % à la branche germanique U106 (S21). Voici la répartition des sous-clades de R1b en Belgique d'après les données du projet ADN-Y du Brabant.

  • P25 : n=1 (0.1%)
    • P297 : n=1 (0.1%)
      • M269 (+ L23) : n=16 (1.8%)
        • P310/L11 : n=6 (0.7%)
          • U106/S21* : n=15 (1.7%)
            • Z18 : n=18 (2%)
            • Z381 : n=72 (8.3%)
              • U198 : n=9 (1%)
              • L48 : n=104 (11.9%)
          • P312/S116* : n=84 (9.6%)
            • L21 : n=78 (8.9%)
            • Z196* : n=27 (3.1%)
              • SRY2627 : n=6 (0.7%)
            • U152* : n=28 (3.2%)
              • L2 : n=46 (5.2%)
                • L20 : n=13 (1.5%)

Composition génétique de la France

Voici la répartition des haplogroupes en France sur base des données actuellement disponibles. Cliquez sur le nom d'un haplogroupe pour classer les résultats par ordre de fréquence.

Region/Haplogroupe I1 I2*+I2a I2b R1a R1b G J2 J1 E1b T Q
Alsace 8 1 3 3 55 6 8 1 10 4 1
Auvergne 2 1 1.5 5.5 52.5 9 8 3.5 12.5 4.5 0
Bretagne 8 1 4.5 0.5 80 2 2.5 0.5 0.5 0 0
Corse 0 18.5 1 0 49 7.5 14 0 8 0.5 0
Nord-Pas-de-Calais 13 2.5 1 2.5 61 6 2.5 0 12 0 0
Gascogne 0 4.5 0 0 91 0 4.5 0 0 0 0
Île-de-France 2.5 2 2 3.5 57.5 3.5 6.5 1 20.5 0 0
Provence 2 4 1 5 58 7.5 8.5 1 10.5 1 2
Midi-Pyrénées 2.5 5 2.5 4 61 4 8.5 4 7.5 1 0
Normandie 7 4 2 1 76 0 2 1 5 0 1
Poitou-Saintonge 1.5 3 0 0 74.5 7.5 6 0 1.5 0 0
Rhône-Alpes 7 1.5 2.5 5 66.5 5 2.5 0 5 0 5
TOTAL FRANCE 8.5 3 3.5 3 58.5 5.5 6 1.5 7.5 1 0.5

Analyse

Notez que le total pour la France est biaisé en faveur des nord-américains d'origine française (surtout du Québec), comme les tests d'ADN généalogiques ne sont pas encore très répandus en France.

R1b est l'haplogroupe le plus courant en France. Il comprend quatre sous-clades principales : la branche celtique atlantique R1b-L21 dans le nord-ouest, la branche gasco-ibérique R1b-DF27 (y compris la sous-branche basque R1b-M153 ) dans le sud-ouest, la branche germanique R1b-U106 dans le nord, et la branche italo-celtique R1b-U152 dans l'est.

Les anciens Burgondes, une tribu germanique de l'est du Danemark, semblent avoir possédé un pourcentage considérable d'haplogroupes R1a et Q, deux haplogroupes qui se trouvent de nos jours à des fréquences anormalement élevées autour de l'ancien Royaume des Burgondes, dans ce qui est maintenant la région Rhône-Alpes et le nord de la Provence.

Répartition géographique des traits physiques ethniques en France

Cette carte montre une estimation de l'ascendance ethnique dominante dans chaque région de France sur base d'études anthropologiques. Est-ce que les tests ADN confirmeront cette tendance générale ? Voici un résumé des haplogroupes de l'ADN-Y présent en France, et le groupe ethnique antique auquel chacun est associé :
  • Germains, Scandinaves : I1, I2a2a, R1a, R1b-U106
  • Celtes gaulois/belge : R1b-U152
  • Celtibériens, Celtes bretons/britanniques : R1b-L21, I2-M26
  • Basques : R1b-M153, R1b-DF27, I2-M26
  • Romains : R1b-U152, J2, G2a, R1b-L23, E-M34, T
  • Grecques : E-V13, J2, R1b-L23, T, J1

Genetic make-up of France

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