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Histoire génétique & projet ADN ancestral du Benelux et de la France

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Introduction

Qui sommes nous ? D'où vient-on ? Ce sont des questions que chacun de nous s'est posées à un moment ou à un autre. Nous nous sommes tous forgés une identité, individuelle ou nationale, basée sur ce qu'on nous a enseigné depuis notre enfance. A l'école, on nous a parlé des Gaulois, des Romains, des Francs, des Burgondes, des Visigoths, des Huns, des Vikings... Ils sont tous passés par chez nous au fil des siècles, et ont laissés des descendants derrières eux. Quel fut l'impact génétique de ces envahisseurs sur la population actuelle de ces pays ? Où les Romains ont-ils laissé le plus de descendants ? Certaines régions sont-elles plus romaines que celtiques ? Les Belges sont-ils plus francs que gallo-romains génétiquement ? Les quelques milliers de Alains et de Huns venu d'Asie centrale au 5ème siècle ont-ils encore des descendants de nos jours, et si oui dans quelles régions et en quelles proportions ? Y a-t-il eu des enclaves ethniques isolées à des endroits inattendus de France ? Qu'est-ce que qui fait que les Francais ne se ressemblent pas d'une région à l'autre ? Pourquoi les Provençaux sont-ils si différent des Bretons et les Alsaciens ne ressemblent en rien aux Gascons ?

Quand est-il de la Belgique actuelle, ce petit pays divisé par d'incessantes querelles linguistiques ? Les Flamands et les Wallons ont-ils vraiment des origines différentes ? Certains affirments que les Flamands sont de descendance germanique simplement sur base du fait qu'ils parlent une langue germanique. Ce type de raisonnement s'est déjà avéré faux dans le cas du sud de l'Allemagne, où les habitants néolithiques, celtes et même romains sont restés génétiquement prédominants par rapport aux envahisseurs germaniques plus tardifs. Existe-t-il vraiment un division génétique entre Flamands et Wallons qui correspond aux frontières linguistiques, ou y aurait-il au contraire une unité ethnique inattendue entre eux, ou même peut-être des différences inter-provinciales plus marquées qu'entre les groupes linguistiques ? Pour la première fois dans l'histoire, ces questions vont avoir une réponse scientifiquement démontrable, grâce à l'ADN. Préparez-vous à savoir qui étaient vraiment vos ancêtres.

Le but de ce projet est d'estimer le pourcentage d'ascendance celtique, germanique, greco-romaine, ou autre dans chaque région ou département de France, au Luxmebourg, et dans chaque province de Belgique et des Pays-Bas. En effet, il est desormais possible depuis quelques années de determiner les origines ethniques ancestrales de chacun d'entre nous en testant l'ADN du chromosome Y (ADN-Y), hérité de manière inchangée de père en fils (explications plus bas). Au niveau individuel, cela ne nous dit que d'où provenaient nos propres ancêtres patrilinéaires (liés à notre nom de famille). C'est en rassemblant les résultats de centaines ou de milliers de personnes pour chaque région ou pays que la vue d'ensemble apparait, et que l'on sait déterminer le pourcentage de lignées celtiques, germaniques, romaines ou autre dans chaque région, et ainsi avoir réponse à toutes ces questions sur nos origines et notre histoire. Tout le monde peut contribuer en testant son ADN-Y (ou celui de son père ou frère pour les femmes) avec une des sociétés commerciales (voire liste) se specialisant dans ce genre de tests.

Qu'est-ce qu'un projet géographique ?

Un projet géographique d'ADN a pour but de mieux comprendre la composition génétique ancestrale d'une région et son histoire génétique en analysant la répartition des haplogroupes.

Plusieurs projets géographiques du genre existent déjà dans de nombreux pays. La quantité de données disponibles pour la France en en Wallonie est particulièrement faible par rapport aux autres pays européen. C'est pourquoi Eupedia a pris l'initiative de créer ce projet. Les tests ADN sont devenu suffisament bon marchés ces dernières années pour que presque que n'importe qui puisse participer au projet.

Histoire génétique de la France et du Benelux

Pour les nouveaux venus en génétique des populations...

Dans cette section, nous examinerons les haplogroupes du chromosome Y des différentes populations préhistoriques et historiques qui se sont installées dans le Benelux et en France depuis que l'homme de Cro-Magnon a colonisé l'Europe au cours de la période glaciaire. Si vous n'avez pas encore de connassiance en génétique des populations ou ne savez pas ce qu'est un haplogroupe, nous vous recommandons de vous familiariser d'abord avec les notions de base en consultant les vidéos explicatives sur la génétique (en anglais) et de lire notre Foire aux Questions sur les tests ADN. Chaque haplogroupe correspond à une lignée ancestrale distincte. Les haplogroupes sont divisés en plusieurs niveaux de sous-clades qui forment un arbre phylogénétique, ce qui est juste un autre mot pour un arbre généalogique génétique. Vous pouvez également trouver utile de visualiser la distribution moderne des haplogroupes pour avoir une idée de ce qu'ils représentent. Des descriptions détaillées de chaque haplogroupe et leur histoire sont disponibles ici, et des liens vers chaque page sont fournis au fur et à mesure dans le texte ci-dessous.

Chasseurs-cueilleurs du paléolithique et du mésolithique

L'histoire des européens commence il y a environ 35 000 ans avec Cro-Magnons, les premiers Homo Sapiens à coloniser l'Europe. Partis du Proche-Orient il y a 45.000 ans, ils ont progressé très lentement des Balkans vers l'Europe occidentale, se métissant probablement avec les Néandertaliens autochtones en chemin. Aucun ADN-Y de Cro-Magnon n'a encore été testé à ce jour (seulement l'ADN mitochondrial), mais il probable que la première vague d'Homo Sapiens, liée à la culture aurignacienne, appartenait à de vieux haplogroupes tels que C-V20, F, IJK, et peut-être même A1a. Les peuplades robustes de l'Aurignacien ont été succédées par des hommes à la forme plus gracile au cours de la période du Gravettien (32.000-22.000 ans). Cette deuxième vague d'hommes modernes aurait pu apporter l'haplogroupe I et éventuellement aussi certaines lignées E1b1b, comme la sous-clade M81 dans la péninsule ibérique et le sous-clade V13 dans le sud de l'Italie et le sud des Balkans.

Au cours de la période mésolithique, à partir de la fin de la dernière glaciation (vers 10.000 avant notre ère) et s'étalant jusqu'à l'adoption de l'agriculture (de vers 5500 avant notre ère dans le sud de la France jusqu'à 4000 avant notre ère au nord des Pays-Bas), les habitants du Benelux et de France auraient appartenu principalement à l'haplogroupe I2 et en particulier à I2a1a (M26), bien que I2a2 pourrait avoir existé entre Alsace et la Franche-comté et le Benelux. E1b1b se serait pendant ce temps étendu d'Espagne et d'Italie vers le sud de la France.

Eleveurs, agriculteurs et bâtisseurs mégalithiques du néolithique et de l'âge du Cuivre

Le néolithique a vu l'avènement de l'agriculture (élevage de bétail, puis l'agriculture céréalière), l'utilisation de la poterie et le remplacement du mode de vie nomade par la sédentarisation. Originaire du Croissant Fertile vers 9500 avant notre ère, le néolithique se propagea à travers l'Anatolie et la Grèce, puis se scinda en deux groupes. Au sud, un premier groupe traversa la Méditerranée, vers l'Italie, le sud de France et la péninsule ibérique et devenint la culture de la céramique cardiale (5000-1500 avant notre ère). La branche nord se développa d'abord dans les Balkans avec la culture de Starčevo (6000-4500 AEC) et la culture rubanée (LBK) (5500-4500 AEC), suivant le Danube et ses affluents jusqu'en Allemagne, le nord de la France et le Benelux. Il a été suggéré que la division moderne entre les cultures d'Europe du nord, favorisant la cuisine à base de beurre, et les cultures d'Europe méridionale, préférant une cuisine à base d'huile d'olive, date de la division entre ces deux groupes à la période néolithique.

Map of early to middle Neolithic cultures in Europe - Eupedia

Les éleveurs et agriculteurs néolithique du Proche-Orient semblent avoir appartenu à haplogroupes E1b1b, G2a, J1, J2 et T. Les tests d'ADN préhistorique ont confirmé la présence de G2a dans les cultures de la céramique cardiale et rubanée. E-V13 a également été trouvé dans un site de la céramique cardiale précoce en Catalogne, même si la distribution moderne de E-V13 suggère fortement que c'était la lignée majeur des cultures de Starčevo et de la céramique rubanée. Il n'est pas certain si E-V13 est originaire du Levant et est venu en Europe avec les agriculteurs néolithiques, ou s'il était déjà en Europe du sud-est et a adopté le mode de vie néolithique après être entré en contact avec les immigrants du Proche-Orient.

Dans le sud-ouest de l'Europe, la culture de la céramique cardiale a fait place à la culture mégalithique (5000-2000 avant notre ère), qui s'est répandue dans toute la région atlantique, avec des présences particulièrement fortes au Portugal, en Galice, en Bretagne et dans les îles Britanniques. Les peuples mégalithiques étaient très probablement un mélange de I2 et E-M81 autochtones et de nouveaux arrivés du Proche-Orient (G2a, d'autres sous-clades de E, J et T). Lors de la période mégalithique tardive, la société néolithique a progressivement évolué en une société chalcolithique (âge du cuivre), apparemment sans changements sociétaux importants, ni grand flux de gènes externe. Le grand bouleversement culturel et et génétique est venu avec l'âge du Bronze, avec l'arrivée des Indo-Européens, qui a débuté avec la culture Yamna (3500-2300 AEC) dans la Steppe pontique, au nord de la mer Noire.

Les Indo-Européens de l'âge du Bronze & du Fer

Il existait deux groupes génétiques distincts bien qu'apparentés, de Proto-Indo-européens : la branche sud R1b, liée à la diffusion des langues greco-anatoliennnes, albanaises, italiques, celtiques et germaniques, et la branche nord R1a, associée à la propagation des langues daco-thraciennes et illyriennes, balto-slaviques et indo-iraniennes.

R1a fut le premier à atteindre le Benelux et le nord-est de la France, avec la culture de la céramique cordée (2400-2900 AEC), une expansion du chalcolithique tardif et de l'âge du Bronze précoce de la culture Yamna. Les lignées datant de cette période appartiendraient à la sous-clade Z283.

La branche proto-celto-germanique de R1b (L11) s'installa autour de la Bohême et de l'Allemagne de l'est vers 2800 avant notre ère avec la culture d'Unétice, la culture de l'âge du Bronze qui allait s'étendre à travers toute l'Europe occidentale et la Scandinavie au cours du prochain millénaire et remplacer la culture campaniforme néolithique/chalcolithique.

Une expansion d'Unétice vers le nord et l'ouest a donné naissance à la branche du proto-germanique (R1b-U106), qui mélangés avec les populations autochtones du nord de l'Allemagne et des Pays-Bas, notamment I2a2 (descendant de Cro-Magnon) et R1a-Z283 (provenant de la culture de la céramique cordée), mais aussi avec une minorité de lignées néolithiques (E-V13, G2a, J, T). Vers 1700 avant notre ère, les hommes R1b-U106 ont pénétré en Scandinavie, où ils se sont mélangés avec les populations locales I1 et R1a-Z283.

A en juger de la propagation de l'âge du Bronzeen Europe occidentale, les premiers Proto-Celtes ont atteint ma France et le Benelux vers 2200 avant notre ère, suivi des îles Britanniques vers 2100-2000 AEC. Cette première migration aurait apporté la sous-clade L21 de R1b dans le nord-ouest de l'Europe. Grâce à un effet fondateur L21 est devenu la lignée paternelle dominante parmi les anciens Bretons insulaires et les Irlandais et elle l'est resté jusqu'à nos jours chez les Bretons, Gallois, Ecossais des Highlands et Irlandais. Une autre migration de l'Allemagne semble avoir apporté la sous-clade DF27 de R1b dans le sud-ouest de la France, puis dans la péninsule ibérique. DF27 est maintenant de loin la lignée paternelle principale des Gascons, des Basques et des Catalans.

Map of early to middle Bronze Age cultures from c. 2,500 to 2,000 BCE

La troisième branche proto-celtique majeure est R1b-U152, qui semble avoir évolué à partir des cultures des champs d'urnes, de Hallstatt et de La Tène (1300-50 AEC) autour des Alpes. Une migration précoce de la culture des champs d'urnes a introduit U152 en Italie vers 1200 avant notre ère, où ils devinrent les tribus italiques, y compris les Romains (=> voir l'histoire génétique de l'Italie). La culture de La Tène (450-50 avant notre ère) est la lignée la plus fortement associée avec les anciens Gaulois. La Gaule englobait toute la France actuelle ainsi que la Belgique et le sud des Pays-Bas jusqu'au Rhin et la Rhénanie allemande, un territoire qui correspond justement à aux endroits où U152 atteint ses fréquences les plus élevées en dehors de l'Italie. U152 peut donc être considéré comme un marqueur d'ascendance tant gauloise qu'italique. U152 est divisé en plusieurs sous-clades, dont certaines sont italiques, tandis que d'autres sont gauloises ou plus largement associées avec l'expansion des cultures de Hallstatt et de La Tène à travers une grande partie de l'Europe, de l'Ibérie et l'Angleterre à l'ouest jusqu'à l'Anatolie, l'Ukraine et la Russie (et peut-être même la Chine) à l'est. Les invasions gauloises dans le nord de l'Italie, la conquête romaine de la Gaule, et les nombreux mariages transalpins depuis lors font qu'il est difficile à l'heure actuelle de distinguer les sous-clades italiques et gauloises, qui de surcrooit ont été dispersées à travers l'Europe occidentale à la fois par les Celtes et les Romains. Toutefois, il semblerait que les sous-clades L2 et Z36 sont principalement présentes dans le nord et donc plutôt celtiques, tandis que sous-clades Z144 et Z192 sont beaucoup plus courantes en Italie et sont plus vraisemblablement italiques ou romaines.

Map of the Hallstatt culture

L'antiquité classique et le moyen âge

Entre 600 et 300 avant notre ère les Grecs établirent des colonies le long de la côte méditerranéenne de la France, fondant notamment Agde, Marseille, Hyères et Nice. Les Grecs de l'antiquité auraient apporté principalement les haplogroupes E1b1b et J2 avec eux, mais également une minorité de G2a, J1, R1b-L23 et T. Puis vinrent les Romains, qui restèrent pendant 500 ans en Gaule. Les Romains sont considérés comme ayant appartenu essentiellement à R1b-U152, avec d'importantes minorités de E1b1b (surtout E-M123), G2a (surtout G2a3b1a), J1, J2 (J2a et J2b2) et T.

Au cours de la fin de la période romaine, les Francs ont été autorisés à s'installer pacifiquement dans les frontières de l'empire autour du territoire de la Belgique actuelle. Les Francs étaient un peuple germanique originaire de quelque part entre le nord des Pays-Bas et le Danemark. Ils auraient appartenu principalement aux haplogroupes R1b-U106 (environ la moitié de toutes les lignées), I1, I2a2a (M223) et R1a (Z283 et L664).

Au Ve siècle, les Burgondes, les Wisigoths et les autres tribus germaniques envahirent la Gaule sous la pression des Huns, une tribu issue de Mongolie. Les Burgondes venaient de l'île de Borgholm dans l'est du Danemark, tandis que les Goths était originaires de sud de la Suède. Les deux tribus auraient eu un pourcentage significativement plus élevé d'haplogroupes I1 et R1a par rapport aux Francs. Les Goths avaient vécu pendant plusieurs siècles, en Pologne, en Ukraine et dans les Balkans avant d'atteindre le sud de la France et pourrait avoir incoroporés des lignées R1a proto-slaves (Z280 et M458) ainsi que de lignées balkaniques (I2-M423, E-V13, J2b). L'influence génétique des Goths en France et dans la péninsule ibérique semble toutefois avoir été très mineure. Les Huns, qui auraient appartenu aux haplogroupes C3, Q1a et R1a-Z93, peuvent avoir passé leurs chromosomes Y à une infime fraction de la populations actuelle de France et de Belgique.

Après la chute de l'Empire romain d'Occident, les Francs ont réunifié l'ancienne Gaule sous leur domination et conquis la quasi-totalité de l'Allemagne, ainsi que l'Autriche, la Suisse et la moitié nord de l'Italie (=> voir l'histoire des Francs).

Entre le IXe et le XIe siècle, les Vikings se sont installés dans différentes régions de France et du Benelux (notamment en Normandie et à Bruges), ce qui apporta un nouvel afflux d'haplogroupes germaniques (U106-R1b, R1a-Z283, I1, I2-M223), mais cette fois avec une proportion plus élevée de I1, surtout le la sous-clade I1a2 nordique (L22), mais aussi la sous-clade R1a-Z284 typiquement scandinave.

Distribution maps of Y-DNA haplogroups in the Benelux and France

Distribution of Y-DNA haplogroups in the Benelux and France<

Composition génétique du Benelux

Sur base des résultats actuels, voici a quoi ressemble la répartition géographique des haplogroupes aux Pays-Bas, en Belgique (Flandre + Wallonie) et au Luxembourg.

Haplogroupe I1 I2*+I2a I2b R1a R1b G J2 J1 E1b T L Q
Pays-Bas 16.5 1 6.5 4 49 4.5 3.5 0.5 3.5 1 0 0
Flandre (n=981) 12 3 4.5 4 61 4 4 1 5 0.5 0.5 0.5
Wallonie (n=140) 10.5 1.5 4.5 7 59.5 5.5 2 0 5.5 3.5 0 0
Luxembourg (n=38) 2.5 2.5 5.5 2.5 60.5 5.5 8 2.5 5 0 0 0

Dans l'ensemble, 60 % des hommes belges appartiennent à R1b, y compris de 32,3 % à la branche italo-celto-germanique P312 (S116) et 25 % à la branche germanique U106 (S21). Voici la répartition des sous-clades de R1b en Belgique d'après les données du projet ADN-Y du Brabant.

  • P25 : n=1 (0.1%)
    • P297 : n=1 (0.1%)
      • M269 (+ L23) : n=16 (1.8%)
        • P310/L11 : n=6 (0.7%)
          • U106/S21* : n=15 (1.7%)
            • Z18 : n=18 (2%)
            • Z381 : n=72 (8.3%)
              • U198 : n=9 (1%)
              • L48 : n=104 (11.9%)
          • P312/S116* : n=84 (9.6%)
            • L21 : n=78 (8.9%)
            • Z196* : n=27 (3.1%)
              • SRY2627 : n=6 (0.7%)
            • U152* : n=28 (3.2%)
              • L2 : n=46 (5.2%)
                • L20 : n=13 (1.5%)

Composition génétique de la France

Voici la répartition des haplogroupes en France sur base des données actuellement disponibles. Cliquez sur le nom d'un haplogroupe pour classer les résultats par ordre de fréquence. Plus de 5000 échantillons ont été pris en compte. Notez que la grande majorité (> 80 %) des échantillons n'a pas pu être associé à une région spécifique de France, soit parce que certaines étude n'ont pas divisé les résultats par région, ou, dans le cas d'échantillons commerciaux, les individus testés ne connaissaient pas avec certitude leur région d'ascendance patrilinéaire, comme c'est souvent le cas pour les Nord-Américains et les Parisiens. Seulement la moitié des régions françaises disposent d'au moins 100 échantillons. Les autres n'ont pas pu être répertoriées ici étant donné que les pourcentages obtenus auraient été complètement dénués de sens. Le grand nombre d'échantillons non triés explique la divergence entre le total des données régionales (qui comprennent principalement des régions périphériques comme la Bretagne, l'Alsace, la Flandre-Artois, la Gascogne et la Corse) et le total pour la France (qui inclut beaucoup de résultats provenant probablement de régions plus centrales).

Region/Haplogroupe I1 I2*+I2a I2b R1a R1b G J2 J1 E1b T Q
Alsace 8 1 3 3 55 6 8 1 10 4 1
Auvergne 2 1 1.5 5.5 52.5 9 8 3.5 12.5 4.5 0
Bretagne 8 1 4.5 0.5 80 2 2.5 0.5 0.5 0 0
Corse 0 18.5 1 0 49 7.5 14 0 8 0.5 0
Nord-Pas-de-Calais 13 2.5 1 2.5 61 6 2.5 0 12 0 0
Gascogne 0 4.5 0 0 91 0 4.5 0 0 0 0
Île-de-France 2.5 2 2 3.5 57.5 3.5 6.5 1 20.5 0 0
Provence 2 4 1 5 58 7.5 8.5 1 10.5 1 2
Midi-Pyrénées 2.5 5 2.5 4 61 4 8.5 4 7.5 1 0
Normandie 7 4 2 1 76 0 2 1 5 0 1
Poitou-Saintonge 1.5 3 0 0 74.5 7.5 6 0 1.5 0 0
Rhône-Alpes 7 1.5 2.5 5 66.5 5 2.5 0 5 0 5
TOTAL FRANCE 8.5 3 3.5 3 58.5 5.5 6 1.5 7.5 1 0.5

Analyse

Notez que le total pour la France est biaisé en faveur des nord-américains d'origine française (surtout du Québec), comme les tests d'ADN généalogiques ne sont pas encore très répandus en France.

R1b est l'haplogroupe le plus courant en France. Il comprend quatre sous-clades principales : la branche celtique atlantique R1b-L21 dans le nord-ouest, la branche gasco-ibérique R1b-DF27 (y compris la sous-branche basque R1b-M153 ) dans le sud-ouest, la branche germanique R1b-U106 dans le nord, et la branche italo-celtique R1b-U152 dans l'est.

Les anciens Burgondes, une tribu germanique de l'est du Danemark, semblent avoir possédé un pourcentage considérable d'haplogroupes R1a et Q, deux haplogroupes qui se trouvent de nos jours à des fréquences anormalement élevées autour de l'ancien Royaume des Burgondes, dans ce qui est maintenant la région Rhône-Alpes et le nord de la Provence.

Répartition géographique des traits physiques ethniques en France

Cette carte montre une estimation de l'ascendance ethnique dominante dans chaque région de France sur base d'études anthropologiques. Est-ce que les tests ADN confirmeront cette tendance générale ? Voici un résumé des haplogroupes de l'ADN-Y présent en France, et le groupe ethnique antique auquel chacun est associé :
  • Germains, Scandinaves : I1, I2a2a, R1a, R1b-U106
  • Celtes gaulois/belge : R1b-U152
  • Celtibériens, Celtes bretons/britanniques : R1b-L21, I2-M26
  • Basques : R1b-M153, R1b-DF27, I2-M26
  • Romains : R1b-U152, J2, G2a, R1b-L23, E-M34, T
  • Grecques : E-V13, J2, R1b-L23, T, J1

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